LA GAUCHE ET LA MORT

LA GAUCHE ET LA MORT

L’été a été chaud en rubriques nécrologiques. Avec Simone Veil et Pierre Bergé, le Système a perdu deux de ces grandes icônes de la subversion. Pourtant, même si j’ai consacré un article à Pierre Bergé, vous n’avez pas trouvé dans ces pages de propos orduriers ou déplacés. Non, dans ces pages, les morts ont le respect qui leur est dû. Continuer la lecture de LA GAUCHE ET LA MORT

CASTRO, BARBARIN, PINOCHET OU HAMILTON?

CASTRO, BARBARIN, PINOCHET OU HAMILTON?

Il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas savoir que Castro est mort, tant les journalistes se répandent en hommages obscènes et diarrhéiques. J’avoue que la désinformation qui se déchaîne depuis ce matin m’inspire un certain dégoût. Non, décidément, l’élection de Trump ne leur a pas suffi, ces gens-là n’apprennent rien et n’apprendront jamais rien. Il y a quelque chose lecteur que je voudrais, si tu me le permets, partager avec toi. Comment expliques-tu que tous ceux qui ont applaudi à la fin des dictatures en Amérique Latine, s’exhibent aujourd’hui la larme au groin à la mort à 90 ans d’un des pires dictateurs du XXe siècle? Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec la mort sordide hier soir du photographe David Hamilton, retrouvé sans vie à 83 ans dans son appartement parisien? <!–more–
Conviens avec moi lecteur qu’il y a quelque chose de choquant à voir se répandre les hommages de notre élite décadente à la mort de Castro. Alors bien sûr on nous répète en se pinçant un peu le groin que bien sûr il y aurait un peu à redire sur la question des droits de l’homme. Bien sûr, les libertés n’étaient pas tout à fait ce qu’elles auraient dû être dans un pays progressiste. Cela dit il faut comprendre… l’embargo américain, le monde des ténèbres contre la lumineuse révolution de Cuba où on peut devenir médecin sans débourser un centime, mais où la nourriture la plus immonde s’achète au marché noir. Parce qu’à part les dictateurs au pouvoir et les touristes, peu nombreux à Cuba sont ceux qui mangent de la langouste.

Cette élite (la nôtre) décadente m’étonnera toujours par sa mauvaise foi. Alors qu’on passe comme chat sur braise sur les arrestations, les exécutions de masse et l’imposition à toute la population d’une disette due à l’application à marche forcée d’un système économique aberrant, que n’a-t-on pas dit de Pinochet au Chili qui a rendu au pays sa prospérité et a quitté le pouvoir se soumettant à un référendum dont il était à l’initiative.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, on a appris le décès du photographe David Hamilton, resurgi dans l’actualité après l’accusation de pédophilie lancée par une journaliste qui relance ainsi sa carrière. Oui parce que feindre de découvrir que David Hamilton était pédophile est à peu près aussi gros que se déclarer surpris d’apprendre que Tarik Ramadan est musulman. Quand on voit les photos d’Hamilton, il n’y a pas beaucoup de doutes possibles. On peut toujours se poser la question de savoir pourquoi le système a mis une fin brutale à des décennies d’impunité pour Hamilton, mais j’avoue ne pas avoir la réponse. Toujours est-il qu’impunité il y a eu et que bon nombre de personnalités de l’élite jouissent de cette omerta politique et médiatique. Bizarrement, les médias sont beaucoup plus bavards lorsqu’il s’agit d’un responsable de l’Église catholique. La parole d’un blanc contre un noir ou un arabe est raciste. La parole d’un noir ou d’un arabe contre un blanc est une opinion. Un bon mot du Canard enchaîné fait rire, alors que le même bon mot de Jean-Marie Le Pen le conduit directement en correctionnelle.

Ainsi la gauche règle sa morale non pas en fonction du délit, mais de son auteur. Certains sont “autorisé”, mais d’autres non. Le régime de Pinochet était une dictature, alors que le régime de Castro est un régime autoritaire. Pourtant, le jour où les archives cubaines s’ouvriront, il faudra que nos bons moralistes de gauche se pincent très fort l’appendice nasal pour ne pas sentir l’odeur des charniers du communisme cubain. Et on ne parle pas ici seulement des exécutions de masse d’une dictature extraordinaire, on parle aussi des morts de la misère économique. Parce que le communisme c’est aussi cela. C’est une idéologie qui a construit son socle sur des théories aberrantes qui conduisent immanquablement à la misère et à la mort.

Il nous est dit que Castro doit être incinéré. Je gage que le feu qui le brûlera ne s’éteindra pas. Pour moi, c’est une minute de soleil en plus.

Jacques Frantz

IL Y A DES JOURS OÙ LES ÉCOLOS NOUS LES BRISENT!

IL Y A DES JOURS OÙ LES ÉCOLOS NOUS LES BRISENT!

Je ne sais pas vous mais moi, j’en ai parfois assez que la bien-pensance me fasse la morale. J’avoue, lecteur supporter de plus en plus mal les directeurs de conscience écologistes. Ceux-là en particulier commencent à me pomper l’oxygène pourtant déjà très vicié. Aussi, lecteur, je t’invite à réfléchir (car il faut toujours réfléchir) puis à prendre le contrepied de comportements jugés écologiquement et surtout politiquement conformes. Réfléchissons donc à trois choses:
* Le tri sélectif des déchets,
* la nécessité de prendre les transports publics,
* enfin, le commerce équitable. Continuer la lecture de IL Y A DES JOURS OÙ LES ÉCOLOS NOUS LES BRISENT!

Je suis de droite et j’en suis fier!

Je suis de droite et j’en suis fier!

Nous savons tous que la droite, depuis longtemps a gagné haut la main la bataille des idées et a perdu ou perd systématiquement (mais il n’est jamais trop tard) la bataille de la communication. Continuer la lecture de Je suis de droite et j’en suis fier!

Je suis pour la droite plurielle. Et vous?

voilà que je me prends à rêver de “droite plurielle”. Lors de son accession au poste de Premier ministre, grâce à sa victoire suite à la dissolution de l’Assemblée nationale sur une bonne idée de Juppé, Lionel Jospin avait inventé le concept de “gauche plurielle”. En quoi cela consistait-il?
On prend tout ce qui est de gauche, des radicaux francs-maçons jusqu’aux staliniens les plus compromis en passant par les écolos revenus du trotskisme moins glamour et on fait une majorité.

Alors moi je me suis demandé pourquoi n’avons-nous jamais fait ça à droite? On imaginerait une droite sans ennemis. Vous me direz avec des zouaves comme copé et Fillon, ce serait difficile, mais en tous cas moins difficile que cela ne l’est à gauche. Et puis si la gauche y arrive, on n’est pas plus cons qu’eux pour y arriver. Imaginez ce qu’aurait été le résultat des départementales si de l’UDI au FN tout le monde s’était uni pour battre la gauche! C’est pour le coup qu’on n’aurait pas eu une défaite mais une déroute du PS.
Parce qu’il faut le savoir, le pays souhaite et a toujours souhaité être gouverné à droite. Même en 81. En 1981, ce n’est pas la gauche qui a gagné, mais la droite qui a perdu.
si Chirac n’avait pas trahi son camp, Giscard d’Estaing aurait été largement vainqueur. Seulement voilà, Chirac, qui vendait l’Humanité du temps où il était à Sciences Po Paris, n’a jamais été à droite que pour la trahir.
Si toutes les droites et tous les talents de droite faisaient route ensemble, je suis certain de la victoire idéologique qui est déjà là dans les têtes! Ce n’est pas pour rien qu’on parle de lepénisation des esprits.
Ce qui me fait dire que la gauche n’a, en réalité, aucune légitimité à gouverner. Elle gouverne parce qu’elle est en partie trahie. alors on peut toujours rêver, mais tous les grands projets ont commencé par des rêves.
Aussi, je peux vous dire que ma voix n’ira pas à qui veut limiter le rassemblement à droite. L’objectif c’est battre la gauche pour gouverner un pays en vue d’un retour vers la prospérité.
On y croit!

Jacques Frantz

Élections départementales, Dans une république bananière, il n’y a pas de vote républicain qui tienne.

Parfois il arrive qu’on aime à dire “j’avais raison”.
Ben là, un fidèle lecteur de ce blog et moi-même avions raison. Nous avions raison de dire que les sondages (encore eux) étaient là pour manipuler et fausser les résultats du scrutin. Il y a plusieurs enseignements à tirer:
tout d’abord, si le PS et la gauche limitent la casse, c’est tout sauf un résultat honorable. Le premier ministre a en effet mis les moyens de la collectivité au service de sa campagne. Ces comportements sont dignes d’une république bananière.
Ensuite, bien que présent dans tous les rouages de l’État, le parti communiste français n’existe plus électoralement. C’est à peine s’il dépasse les 5% avec un Front de gauche qui ne représente que lui-même.
L’UMP quant à elle n’a pas de quoi pavoiser. Avec moins d’un électeur sur 3, on est très loin du triomphe qu’on pourrait attendre d’un parti d’opposition face à un pouvoir en déconfiture sur tous les dossiers qu’il a à traiter.
Enfin, le Front national fait les scores qu’on attendait et pas ceux que prédisaient les sondages pour faire peur. Il n’en reste pas moins que ce sont d’excellents résultats, des résultats historiques, malgré les commentaires entendus çà et là.
Il ne faut pas oublier en effet que le FN est seul et que ses résultats comptent seuls. Pour gonfler les résultats du PS ou de l’UMP on ajoute selon les cas les divers gauche ou les résultats des partis du centre. Les commentateurs sont gonflés de parler de déception d’un parti qui pulvérise ses résultats par rapport à une élection comparable. C’est comme ça, il va falloir se faire une raison, un électeur sur quatre vote FN. Un autre signe encourageant pour le FN est le plébiscite des villes administrées par ce dernier. À l’heure où j’écris, on parle de 60% à Hénin-Beaumont, par exemple. Par conséquent, là où il exerce le pouvoir, le FN donne satisfaction.
Cependant le FN aurait pu améliorer son score s’il avait eu une stratégie plus lisible. Timoré voire ambigu sur les questions de société, et surprenant sur certaines questions comme ses commentaires des résultats des élections grecques, le FN donne du fil à retordre à l’électeur qui a de la peine à s’y retrouver. Voilà pourquoi il n’obtient pas les résultats espérés.
Reste une déception. Le PS, au regard de son bilan calamiteux, est encore trop haut. Alors au second tour il n’y a pas de vote républicain qui tienne. On l’a dit cette république elle est bananière. Dimanche prochain il faut faire perdre la gauche coûte que coûte. Un seul mot d’ordre,
Hollande dégage.
Jacques Frantz