S’il n’est pas journaliste, Hervé Gourdel est un homme mort

Hervé Gourdel n’est pas journaliste, il est donc un homme mort!
Nous avons appris effarés, vidéo à l’appui, la prise en otage du guide de haute montagne Hervé Gourdel et surtout l’ultimatum qui va avec.
Qui est responsable?
Responsables en tout premier lieu, les preneurs d’otages fanatisés nourris au racisme antifrançais attisé par le gouvernement algérien.
Responsable ensuite, le gouvernement algérien qui a toujours joué un jeu dangereux et équivoque avec l’Islamisme. Tantôt on le combat, tantôt on s’en sert. Dans tous les cas, les perdants sont toujours les mêmes. Quand bien même le gouvernement algérien serait sincère dans sa lutte contre le terrorisme islamique, force est de constater qu’il a échoué à l’éradiquer. Les militaires algériens sont beaucoup plus compétents pour déverser leur haine contre nous que pour mettre de l’ordre chez eux pour le bien de leur propre population.
responsable encore l’otage lui-même! Molière aurait dit, « mais que diable allait-il faire dans cette galère »? On a du mal à comprendre pourquoi un alpiniste chevronné va chercher un terrain de jeu aussi dangereux. Conscient qu’à l’heure où j’écris, Hervé Gourdel a peut-être déjà été le supplicier de ces ordures d’islamistes, je ne parviens pas à comprendre au nom de quoi on prend de tels risques.
Responsable enfin le gouvernement français. En effet, au lieu de combattre l’islamisme en Iraq, il serait bon de le combattre chez nous. Pour cela, mettre fin à l’arrivée massive de musulmans en provenance d’Afrique et d’Asie, et affirmer haut et fort que la France est une terre chrétienne. Cela ne veut pas dire que chacun ne serait pas libre de prier ou de professer comme il l’entend, mais il faut réaffirmer haut et fort que notre culture, notre conscience et nos valeurs trouvent racine dans l’évangile. Celui qui veut prier ou professer autre chose peut le faire dans le cadre privé ou associatif, mais de manière respectueuse de nos valeurs.
Je pense que les grands prophètes de la laïcité ont une large part de responsabilité dans ce qui se passe car sous couvert de laïcité c’est l’athéisme militant qui est professé. Sous prétexte de séparer l’Église de l’État on veut éradiquer le nom de Jésus-Christ de notre culture, de nos consciences et de nos habitudes. Au fait, pou mettre quoi à la place? Rien. Eh bien dans ce « rien », les musulmans mettent la conquête, qui, dans certains cas, revêt les atours de l’islamisme.
C’est bien connu le vide n’a pas sa place. Ce n’est qu’en réaffirmant qui nous sommes que nous ferons reculer l’islamisme. Encore une fois commençons par mettre de l’ordre chez nous au lieu d’aller en mettre chez les autres.
Je ne peux pas m’empêcher de me demander pourquoi et comment le gouvernement français parvient toujours à faire libérer les journalistes? Y aurait-il un traitement de faveur dans les négociations?
En tout cas, s’il arrive quelque chose à ce malheureux, Hollande et sa clique  de vassaux à la botte des intérêts américains auront un peu de ce sang sur les mains.
Plus que jamais,le mot d’ordre est nécessaire,
Hollande dégage
Jacques Frantz

Pilotes en grève, pas de doute, on est bien en France

Les pilotes en grève, pas de doute, on est bien en France
Mon amie la Chipie m’a demandé un article sur les grèves à airFrance. Normalement je ne fais pas d’articles sur commande. Mais bon comme tout ce que femme veut Dieu veut je m’exécute. La réalité est que je connais mal le dossier. Tout de même, je peux, en restant très général, avancer quelques pistes de réflexion.
Depuis une semaine, les pilotes d’Airfrance sont en grève illimitée. Le conflit repose sur la tentative de la compagnie de créer une filiale à faible coûts qui permet de délester l’entreprise des vols non rentables. Il est vrai que la mode est aujourd’hui ce qu’on appelle le « bas coût » et que les compagnies aériennes qui fonctionnent sur ce modèle grignotent chaque jour davantage de parts de marché.
Les compagnies historiques ne peuvent pas lutter. La grève est mal comprise par les usagers et le grand public. En effet, il est difficile de se faire entendre par des gens au SMIC en faisant grève lorsqu’on gagne plus de 15 000 euros. En outre, la presse aux ordres, parfois très compréhensive quand il s’agit des grévistes syndiqués à Sud rail, a la dent assez dure pour les pilotes trop souvent accusés de corporatisme. 
Quels sont les enjeux?
Les vols moyen-courriers reliant les villes de province entre elles  estampillés airfrance coûtent trop cher à la compagnie. En cause, la concurrence et les conditions vues comme privilégiées du personnel airfrance. Effectivement, la compagnie ne peut pratiquer les mêmes tarifs que les compagnies à bas coût tout en maintenant les mêmes avantages salariaux. Pour autant on aurait tort de ne pas s’inquiéter du low cost à tout crin. Il constitue un moindre coût pour les actionnaires majoritaires et la direction des entreprise concernées, mais le personnel et les usagers sont toujours perdants.
Les pilotes ont raison de s’inquiéter des incertitudes qui pèsent sur leur statut. Les pilotes ont raison de s’inquiéter de l’incertitude qui pèse sur le statut des nouvelles recrues de la nouvelle filiale. Nous allons aboutir à une situation où le personnel de la compagnie sur un même vol n’aura pas le même statut, le même salaire,les mêmes droits, mais le même travail. Le personnel sera exactement comme les passagers où il y a autant de prix différents que de passagers sur un même vol. Une situation où dans une même entreprise les personnes font le même travail avec des droits différents aboutira sans aucun doute à la mort du droit du travail.
tout cela est très bien, mais que fait-on pour permettre à la compagnie de retrouver les chiffres noirs?
tout d’abord on peut se poser la question de savoir si le bas coût est l’unique solution?
comme on l’a vu, il constitue une réponse ultra-libérale simpliste à une question complexe. La chipie, que j’ai eu au téléphone pour préparer cet article, m’a donné l’argument le plus spécieux de l’année 2014 en disant que le low-cost était l’unique planche de salut et que le client voulait du low-cost. Cela me rappelle mon collègue chinois à qui je faisais le grief de nous envahir avec les produits bas de gamme de la chine. Il m’avait répondu que c’était ce que le consommateur voulait. C’est faux. Le consommateur, et c’est son rôle, se fournit en biens et en services là où cela coûte le moins. Sauf qu’une fois que la concurrence aura été éliminée définitivement, les compagnies à bas coût cesseront de faire du bon marché. À ce moment-là ce sont les marges qui vont augmenter. Le client lui paiera au prix fort des services de qualité très médiocre. Il paiera au prix fort mais sera servi par du personnel sous-payé et surexploité, il voyagera dans des conditions déplorables avec des pilotes qui ont fait trop d’heures au détriment de la sécurité.
La solution n’est pas, comme tente de le faire croire la direction de la compagnie le modèle économique à bas coût. En plus, on oublie qu’Airfrance était propriétaire d’une compagnie aérienne moyens-courriers. Pourquoi l’ont-ils fusionnée? Pourquoi les modèles économiques qui étaient bons hier deviennent mauvais aujourd’hui?
L’une des solutions risque bien de passer par un retour aux règlementations nationales. Je ne vois en effet pas pourquoi nous n’aurions pas le droit de décider sur notre sol que seules les entreprises qui se conforment au droit du travail français ont le droit d’exercer une activité en France. L’ouverture d’une filiale à bas coût au sein de la compagnie Airfrance c’est de l’Airfrance à bas salaires, à basses prestations avec des employés provenant de contrées où le droit du travail est moins regardant.
Le problème est que nous sommes passés de l’idéologie du monopole d’État à l’idéologie ultra-libérale où l’humain n’est qu’une variable économique d’ajustement. On l’a fait en faisant croire au consommateur que c’était bon pour lui. On l’impose à l’aide du chantage à l’emploi. Hélas si l’ultra-libéralisme produisait de l’emploi cela se saurait. Dans tous les cas, si tout le monde travaille avec des salaires roumains, les billets d’avion même à bas prix seront inaccessibles. 
Pour toutes ces raisons je soutiens la grève. Un soutien réservé, mais un soutien quand même. Soutien réservé car les anciens monopoles doivent être réformés. Probablement que si les salariés acceptaient le principe de négociations périodiques, avec des réformes qui s’appliquent à tous et pas seulement aux nouveaux-venus, je pense que ces réformes seraient moins douloureuses et qu’il n’y aurait pas de générations sacrifiées comme ce sera malheureusement le cas. Hélas les partenaires sociaux ne savent pas faire cela en France. Soutien quand même car le diagnostic de « dumping social » est parfaitement posé. À cela s’ajoute une inégalité de traitement entre les employés actuels et les employés nouvellement recrutés. Si le CNPL tient compte de cela dans les revendications ce sera un bel exemple de solidarité syndicale.
Alors bien sûr on pourra gloser sur les immenses avantages des pilotes et plus généralement des employé d’Airfrance à la grande époque, mais passer d’une extrême à l’autre ne sert à rien.
Il est intéressant de constater que quelle que soit l’idéologie, celle des monopoles d’État ou celle de l’ultra-libéralisme, ce sont toujours les socialistes qui sont à la manoeuvre. Alors bien sûr je n’aurai pas la cruauté de donner les noms de ceux qui ont élu le guignol de l’Élysée, mais tout de même il est responsable de beaucoup de nos malheurs. 
Pour cette raison et bien d’autres, un seul mot d’ordre,
Hollande dégage!
Jacques Frantz

Sarkozy le retour

Depuis deux jours on ne nous parle que de ça.
Sarkozy le retour.
En général lorsque sort un mauvais film on nous en fait un « remake ». Ceux, dont Marine Le Pen, qui nous avaient dit que Nicolas Sarkozy ne reviendrait pas en seront pour leurs frais.
Il est là. Il est bien revenu et vraiment tel qu’en lui-même. Il est revenu aussi grand par la gueule que petit par la taille. Il est revenu pour nous dire à peu près rien. Il est revenu en comptant sur la mémoire courte des Français.
Et qui revient dans son sillage?
Le pédophile Frédéric Mitterrand, le pro-euthanasie Kouchner, les socialistes Jouyet et Besson, j’en passe car ça lasse.
En seront pour leurs frais ceux qui ont milité contre le mariage dénaturé qui comptaient sur une abrogation. Le mariage, l’adoption, la GPA, la PMA, Sarkozy est pour. Sarkozy est en parfait accord avec les décisions sociétales qui ont été prises au cours du mandat de François Hollande. Seule la nécessité dictée par la posture politique a pu faire croire qu’il était contre. En outre, ne touchant pas l’argent de Pierre Bergé, il n’y a pas lieu de trop s’exposer sur ces questions. Sauf que ne pas s’exposer c’est valable dans un sens comme dans l’autre. Aussi, il ne s’exposera pas en promettant une abrogation (promesse qu’il ne tiendrait de toute façon pas).
Il a promis le recours au référendum. Que ne l’a-t-il utilisé lorsqu’il était aux affaires? Le problème avec Sarkozy c’est que le pouvoir il l’a eu, il l’a exercé, et il l’a mal exercé. Je ne comprends pas quelle crédibilité on peut donner à quelqu’un qui préconise aujourd’hui ce qu’il n’a pas fait hier.
Le profil du prochain président est vierge de toute fonction exécutive. Cela me semble relever du pur bon sens.Vous allez me dire, le plus tôt sera le mieux! Alors pour cela il n’y a qu’un seul mot d’ordre
« Hollande Dégage ».
Jacques Frantz

Trierweiler s’épanche et nous on continue de rigoler

Un livre à ne pas acheter! 
Dans un précédent article consacré au livre de Valérie trierweiler je me gaussais de cet épanchement malvenu.
Entre temps j’ai lu le livre. J’ai mis le temps car je ne voulais pas l’acheter par principe. Je me le suis procuré et l’offre à mes amis au sens large pour ne pas qu’ils l’achètent. Je ne le diffuserai pas pour ne pas avoir de soucis judiciaires, mais je pense que sa lecture ne vaut pas qu’on paie pour ça.
Il s’agit, comme je le subodorais, d’une formidable entreprise de communication et de fric. Valérie tire les larmes des yeux et fait tinter le tiroir-caisse. Hélas le procédé, bien que très éculé, fonctionne encore à merveille. En effet, le livre, force est de le constater tout en le déplorant, se vend. Ensuite, il faut le déplorer plus encore, même des gens de notre sensibilité politique se sont faits avoir en écoutant que leur bon coeur et la femme blessée.
Pour résumer brièvement, le livre dit en 132 interminables pages que l’auteur est une héroïne très très très gentille, humaine, perspicace qu’on devrait écouter davantage, face à une meute de journalistes et de politiciens très très très méchants. Sauf que ça sonne encore plus faux que chantait ma mère. Seuls les naïfs croiront que Valérie Trierweiler ne savait pas à qui elle avait affaire, elle, qui, de son propre aveux, a baigné dans le jus politique depuis sa tendre jeunesse. Jouer les oies blanches en disant que tout a basculé avec le communiqué du 25 janvier a de quoi amuser.
Elle se fiche du monde lorsqu’elle dit découvrir la duplicité de François Hollande. C’est le 25 janvier, date du communiqué de répudiation, que Valérie Trierweiler découvre qu’avant d’être un homme, François Hollande est un animal politique frôlant la psychopathie?
Une chose dont la presse n’a pas parlé, y compris celle de notre courant politique: Valérie Trierweiler parle des « manifestations monstres » contre le mariage dénaturé. C’est donc que les journalistes à la botte du pouvoir et le pouvoir lui-même ont menti en minimisant l’ampleur des manifestations. Elle est fière de dire qu’il n’a pas cédé. Pourtant, si elle avait lu la presse de droite de conviction, elle aurait vu qu’avant même son élection tous s’accordaient à dire que les seules promesses qui seraient tenues seraient les promesses sociétales et en tout premier lieu la promesse emblématique du mariage dénaturé. Voilà des promesses plus faciles à tenir que le chômage et le maintien des usines ouvertes.
Dans ce livre, on a droit à toutes les grosses ficelles de la communication.   La famille misérable, la femme humiliée mais digne, proche du peuple (à l’exception des fachos) qui fait du vélo à la Lanterne. Pauvre petite fille riche.
Elle nous fait pleurer sur les mômes des banlieues qui n’ont jamais vu la mer, mais pas un mot sur les gamins gazés dans leur poussette parce qu’un million de personnes sont descendues dans la rue pour dire « non » aux homolâtres. Valérie Trierweiler a ses bons pauvres.
On n’apprend à peu près rien qu’on ne savait déjà dans ce livre. Valérie règle ses comptes avec ceux de son rang et on en a à peu près rien à faire. Son idole, Danièle Mitterrand, admiratrice de Fidel Castro qui a certainement plus de sang sur les mains que le Président Hassad. tout cela manque de crédibilité car derrière la femme blessée se cache l’idéologue, la femme de clan, la femme qui depuis plus d’un quart de siècle navigue dans les sphères les plus hautes de l’État. La femme qui a comme tous ces gens plongé les deux mains dans la gamelle en faisant semblant de pleurer des larmes de crocodiles sur ceux qui comptent chaque euro. La femme de la gauche caviars. En tous cas ce n’est pas ceux qui crachent à sa figure de looser qu’elle déteste, mais les fachos de la fachosphère. Qu’elle se rassure, c’est réciproque.
Vivement que notre ami Ratier fasse oeuvre de salubrité publique en sortant un bouquin qui s’appellerait « le vrai visage de Trierweiler » où on apprendrait quelques vérités sur sa biographie. Je suis sûr que ça se vendrait au moins aussi bien que le livre sur Valls.
Un livre à ne pas acheter
Voilà un livre bien inutiles entre le roman à l’eau de rose et le mauvais règlement de compte.C’est à peu près tout ce que peut produire cette présidence médiocre. Alors vivement que le menteur à teinture retourne à son scooter, ses SMS et ne sorte plus jamais de sa Corèse endettée.
Hollande Dégage!
Jacques Frantz

Pas de chèque en blanc pour Marine

Ces derniers temps, depuis son élection à la tête du Front National ou de ce qu’il en reste, Marine souffle le chaud et le froid.

Elle fait naître dans la base électorale une sensation d’incertitude. À la lecture de cet article, l’incertitude ne se dissipera pas. Vous voilà prévenus. Néanmoins, il convient de nous interroger sur ce qui pourrait se passer en cas d’accession de Marine au pouvoir. Un homme averti en vaut deux.

Une chose est claire désormais, on ne peut plus, comme on le faisait avec Jean-Marie, accuser Marine de ne surtout pas vouloir le pouvoir et de ne se sentir à l’aise qu’en opposante. Cette accusation était déjà sans fondement pour Jean-Marie, mais là elle relèverait du ridicule.

La réalité est que le système est en train de muter. Il est en train de tenter d’intégrer Marine en son sein. Le système, déjà mis à mal, ne peut plus se permettre le luxe d’une lute anti-FN de plus en plus coûteuse en énergie. Il faut donc fermer ce front au plus vite. Beaucoup l’avaient compris déjà du temps de Jean-Marie où de discrètes négociations avaient lieu. Ici, les négociations sont au grand jour et l’ »établissement ne cache même plus son jeu.

déjà à l’élection interne, les médias ont pesé de tout leur poids pour faire élire Marine aux dépends de Bruno Gollnisch. Ce n’est pas étrange car tout le monde sait qu’il aurait été beaucoup plus difficile de composer avec ce dernier d’un point de vue idéologique.

Tout le monde attend ou a peur du syndrome Gian-Franco Fini. Le leader du MSI italien après la mort de Giorgio Almirante a transformé le parti néo-fasciste en un mouvement respectable, amis d’Israël et pro-européen. Les dernières publications d’Aymeric Chauprade ont de quoi inquiéter à ce sujet, même si, sur les questions liées à l’Union Européenne, Marine d’une part s’est trop engagée contre l’UE et d’autre part l’UE est allée trop loin dans l’échec. Après avoir été vecteur de développement dans des pays comme l’Espagne, cette dernière est en train de souffrir au moment de passer à la caisse. En gros, après le temps des cerises est venu le temps des noyaux.

Sur les questions sociétales enfin Marine est beaucoup plus modérée que sa base électorale. Comme je l’ai dit sur un des articles consacré à Vincent Lambert, Marine est pour l’euthanasie, le mariage entre homosexuels, l’IVG,et j’en passe. Bien sûr elle a promis l’abrogation de la loi autorisant la dénaturation du mariage, mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. On se souvient de la discrétion voir de la pudeur de jeune fille avec lesquelles Marine traite ces sujets. Du coup, pour l’établissement, Marine pourrait passer du statut de diable à la moins mauvaise solution alternative au bipartisme actuel. Marine pourrait passer du statut de diable à l’ultime planche de salut.

Des signes qui ne trompent pas:

Les nouvelles positions concernant le dossier israélo-palestinien, les questions de sociétés ou le recentrage à gauche pour récupérer un électorat populaire laissé à l’abandon par le PS et Terranova sont des signes avant-coureurs de compromis funestes avec le système.

Qu faire?

Se priver de voter Marine? Pour ma part je ne ferai pas cela. Il reste à Marine un seul avantage par rapport aux autres, c’est qu’elle n’a pas exercé le pouvoir. On n’a pas essayé il faut donc essayer. Cela dit, essayer n’empêche pas d’être vigilants.. La venue de Marine au pouvoir (qui n’est peut-être pas si proche qu’on le dit) doit s’accompagner d’une refonte de la vie politique:

Élections à la proportionnelle intégrale du parlement, référendum d’initiative populaire et retour de la liberté d’expression par l’abolition des lois dites « mémorielles ».

En conclusion, pas de chèque en blanc pour Marine, Aliot et Philipot. Un « oui » constructif et vigilant.

Mais pour cela, il y a une condition,

« Hollande dégage ».

Jacques Frantz

Les grands secrets de Mitterrand, et si Internet avait existé?

SECRETS DE MITTERRAND,

ET SI INTERNET AVAIT EXISTÉ?

Je viens de lire un tweet intéressant disant que si Internet avait existé au moment de la mitterrandie flamboyante, les secrets n’auraient pas tenu bien longtemps.

Bien entendu avec des « si » on mettrait Paris en bouteille, vous connaissez aussi bien que moi la chanson. Cela dit, l’analyse m’a semblé suffisamment intéressante pour qu’on s’y penche.

Il est incontestable que les nouvelles circulent mieux et plus vite aujourd’hui et que par conséquent il est plus difficile de garder un secret. Ce qu’il faut imaginer c’est les moyens qu’aurait eu l’ancien Président de la république pour conserver ses secrets. On se souvient qu’il y avait trois grands secrets:

tout d’abord la santé du Président: Au moment de son élection, le président est âgé de 65 ans et semble en pleine santé. Élu au mois de mai on diagnostique sur lui un cancer en octobre suite à des consultations pour des maux de dos qui sont en fait des métastases. Va suivre une grande manipulation: en effet, Mitterrand est piégé par une promesse de campagne sur la transparence absolue au sujet des questions de santé du Président. Cela faisait suite à l’affaire de Pompidou, où le 2 avril 1974 la France apprend le décès du Président de la république en exercice après avoir ignoré sa longue maladie.

Mitterrand avait donc promis il doit tenir surtout que ce genre de promesse est facilement vérifiable. Il va donc tenir sa promesse en publiant un bulletin de santé tous les six mois. Le secret tient vaille que vaille, mais tient quand même. Seul un microcosme médical est au courant, ce qui représente tout de même quelques milliers de personnes qui savent tout ou partie de la vérité. Jacques Attali raconte dans l’un de ses « Verbatim » qu’un journaliste l’interroge sur ce qu’il croit savoir sur une éventuelle maladie du Président. Le cadavre du Président à peine refroidi, sort l’affaire du « Grand secret », titre du livre de Claude Gubbler, médecin personnel dévoué du chef de l’État au courant depuis le début de cette maladie. La majorité politique a changé. Quand bien même, la chiraquie au pouvoir fera payer très cher à Gubbler d’avoir trop parlé. Des campagnes de presse aux ordres et un harcèlement judiciaire aboutiront à la mort sociale de Gubbler. Gubbler est censuré et son livre interdit dans notre belle démocratie. L’internet fait son arrivée dans les foyers. Cela reste un outil nouveau et encore balbutiant. On se souvient tous des MODEMs 56K qui semblent antédiluviens aujourd’hui. C’est la première fois à mon souvenir qu’Internet fait exploser la censure. Le livre ne peut être vendu, il sera à disposition gratuitement sur Internet.

Le deuxième secret concerne les activités de Mitterrand pendant la guerre. Jusque-là son passé de glorieux résistant ne faisait pas de doute. Le journal « Minute » et la revue « Le Crapouillot » en feront état et seront sévèrement réprimés.
Le troisième secret concerne la fille adultérine du Président qu’il a eu avec Anne Pingeot. Là aussi, un certain nombre de personnes savaient et ceux qui ont menacé d’ébruiter l’affaire ont été sévèrement réprimés.

La question est de savoir que ce serait-il passé s’il y avait eu internet. À mon avis à peu près rien de plus. En effet, avec la culture de la transparence, Internet véhicule aussi la culture de l’indifférence.

Le pouvoir et sa presse ont parfaitement su s’adapter et se protéger de cette transparence. On feint l’indifférence et on décrédibilise l’information. On vous dira que telle ou telle information qui, autre fois, aurait fait l’effet d’une bombe n’est qu’une rumeur alimentée par la blogosphère factieuse d’extrême-droite. Ainsi des faits qui, autrefois, auraient fait tomber un régime passent à peu près inaperçus. Le livre d’Emmanuel Ratier « Le vrai visage de Manuel Valls » a cartonné tout l’été, mais n’a pas eu raison du Premier Ministre et de son gouvernement. Pourtant on y apprend que Valls ment en permanence sur sa biographie et prend le contrepied de positions qu’il avait exprimé au par avant et alors? tout cela est accueilli dans l’indifférence générale. Beaucoup s’y intéresse certes, mais cela ne fait pas pour autant scandale. Les médias aux ordres du pouvoir feront aussi longtemps que possible la politique du silence autour des informations concernées et la source sera copieusement discréditée.

Ce qui a changé aujourd’hui c’est l’effet de l’information. Le Ministre de la culture Frédéric Mitterrand avoue par écrit sa pédophilie et reste ministre.

On peut donc penser que si Internet avait existé dans les années 80 dans tous les foyers au même titre que la télévision, des informations se seraient probablement échangées sur la maladie du Président, son passé ou sa fille, et que ce serait sorti plus tôt mais avec des effets très édulcorés. Trop d’infos tue l’info.

En revanche, Internet a pour effet de radicaliser la presse aux ordres du pouvoir qui ne fait même plus l’effort de crédibilité qu’elle faisait jusque dans les années 90. Aujourd’hui un François Foucart n’aurait pas sa place à Radio France. La place est occupé par des Patrick Cohen et ses « cerveaux malades » ou des Philippe Val. En revanche Internet est là pour permettre le débat absent des télévisions et radios conventionnelles.

Si le Front national accédait aux affaires, je pense que l’un des effets positifs serait de retrouver dans les médias du système de vrais journalistes d’opposition. Bien sûr il y aurait ceux qui retourneraient leur veste, mais on peut espérer que la plupart, par souci de crédibilité et de dignité se mettraient au travail pour informer.
Je crois donc que la libération de l’information passe par un seul mot d’ordre

« Hollande dégage ».

Jacques Frantz

Sommet de l’OTAN où l’on parle de la Russie sans la Russie

Sommets de l’OTAN où l’on parle de la Russie sans la Russie

Youri Paniev Nezzavissimaya Gazeta: traduit du russe par Jacques Frantz

L’alliance Atlantique exige de Moscou un « comportement responsable ».
Le sommet de l’OTAN qui s’est ouvert hier au Pays de Galles a été qualifié par le Secrétaire général de l’Organisation Anders Fogh Rasmussen de « réunion la plus importante de l’histoire de l’Alliance. Le sommet promet des décisions visant à faire face aux nouvelles menaces et à protéger les alliés. Parmi ces menaces figurent en bonne place une « attaque » de l’Ukraine par la Russie et la poussée terroriste de l’État islamique. On n’oubliera pas l’Afghanistan, où l’OTAN a l’intention de déployer une mission baptisée « soutien résolu ».

Newport, petite ville perdue entre Cardiff et Bristol est devenue pour deux jours le centre de la politique mondiale. Malgré un ordre du jour très fourni, la question des relations avec la Russie sur fond de crise ukrainienne occupe une place prépondérante. Les dirigeants des 60 pays participants devront réfléchir à des mesures tant politiques que militaires visant à faire face à une « attaque hybride » et à s’opposer efficacement à la Russie. S’exprimant devant un petit groupe de journalistes, dont le correspondant de la nezavissimaya gazeta, M. Rsmussen a indiqué que l’Alliance avait pour objectif à long terme de pousser la Russie vers la voie de la coopération et de la « responsabilité » et que les moyens pour y parvenir seraient évoqués. Du reste, dans les couloirs en marge du sommet, les fonctionnaires de l’OTAN évoquent le renforcement de la présence militaire à proximité des frontières de la Russie, ainsi que la création d’une division d’intervention rapide capable d’agir en un point déterminé en fonction des événements.

Rasmussen a salué tous les efforts visant à un règlement pacifique de la situation au sud-est de l’Ukraine. Au sujet du plan en 7 points proposé par le Président Poutine, il a déclaré préférer les actes aux paroles. Et M. Rasmussen de déclarer: « Nous continuons de voir la main de la russie derrière les actes de déstabilisation à l’est de l’Ukraine ». Il a ainsi appelé Moscou à retirer ses troupes de la frontière avec l’Ukraine, à cesser la livraison d’armes et le soutien aux rebelles et à s’engager dans un processus politique constructif. Rasmussen n’a pas exclu lors du sommet, une décision quant au réexamen de l’accord de 1997. Le Président Obama avait déjà évoqué cette initiative lors de sa visite la veille à Talinn.

Si le Président Obama est arrivé à l’hôtel Celtic Manor Resort à 9h25 avec une escorte d’une trentaine de véhicules et force hélicoptères, l’arrivée du Président Porochenko fut beaucoup plus modeste. Néanmoins il se retrouve entouré, outre le Président des États-unis, du Premier ministre britannique David Cameron, de la chancelière Merkel, du Premier ministre italien Renzi et du Président François Hollande. L’attaché de presse à la Présidence ukrainienne Svyatoslav Tsegolko a déclaré que le déroulement d’un sommet de l’OTaN à 5 + 1 constitue un fait sans précédent.

Après cette rencontre en petit comité, Porochenko en personne devait déclarer qu’il avait reçu la promesse d’une aide technique et militaire, ce qui signifie sinon des livraisons d’armes, ou tout au moins des livraisons de matériel et d’équipements militaires. Le Président ukrainien a en outre indiqué que dans la déclaration solennelle faite à l’issue du Sommet, serait mentionné que l’Organisation soutient toute action de ses États-membres visant à apporter une aide technique et militaire à l’Ukraine. Et le service de presse du Président ukrainien de citer ce dernier: « c’est exactement ce que nous attendions ». Comme l’indique une source, Porochenko a informé les dirigeants occidentaux de la teneur de l’entretien téléphonique qu’il avait eu la veille avec le Président Poutine. LE Président ukrainien a exprimé l’espoir qu’au cours des négociations devant se tenir ce vendredi à Minsk et qui visent à régler pacifiquement la situation, des mesures concrètes seraient prises pour parvenir à la paix. Parallèlement, il a soulevé la question de l’aide multilatérale octroyée à l’Ukraine, y compris du point de vue technique et militaire de la part des États-memebres de l’OTAN. Cette question devait être examinée en détails dans la soirée, lors de la Commission de l’OTAN où s’exprimait Porochenko. Lors de cette réunion il a été annoncé que 1300 militaires provenant de 15 États prendraient part à une opération d’entraînement en Ukraine désignée sous le nom de « rapide trident ».

Au cours de la matinée, la réunion a abordé la dernière étape de la campagne de l’OTAN en Afghanistan qui prévoit pour la fin de l’année le retrait du principal contingent et la mise en place de la nouvelle mission « soutien résolu », même si cette dernière pourrait être menacée par la crise politique qui fait rage dans ce pays. En effet, à Kabul, on ne parvient pas à se choisir un Président. Voilà pourquoi la délégation afghane au Pays de Galles était conduite non par le nouveau chef de l’État, mais par le Ministre de la défense Bismillah-Khann Mohammadi. Selon le Ministre, l’euphorie liée à la passation de pouvoir démocratique qui régnait encore en avril, a laissé place à la crainte d’une nouvelle spirale de tensions entre les divers clans.

Au Sommet, on craint que les représentants issus de la population non pachtoune d’Afghanistan basculent dans la violence à l’annonce de la défaite de leur candidat Abdullah Abdullah. De leur côté, les électeurs pachtounes d’Ashraf Ghani Akhmadzaya pourraient répliquer à la violence par la violence. À cela il faut ajouter les Talibans de plus en plus actifs, anarchie qui constitue le pire des scénarios pour l’OTAN. À la veille du sommet, les dirigeants talibans ont fait savoir dans un communiqué que « la solution à la crise passait par la fin de l’occupation militaire étrangère du pays ». Les Talibans insistent sur la nécessité d’un retrait total des troupes étrangères et que fin soit mise à l’ingérence étrangère dans les affaires de l’Afghanistan.

Comme si de rien n’était, les dirigeants de l’OTAN fondent leurs espoirs sur la signature d’ici la fin de l’année, d’un accord sur la présence dans le pays des forces de l’Alliance au-delà de 2014: « c’est la condition à la présence de l’OTAN sur le sol afghan après cette date ». L’Alliance compte déployer une nouvelle mission de formation des forces de sécurité afghanes à partir du 1er janvier 2015. Dans tous les cas, l’OTAN a en début de semaine lancé un fond destiné à financer l’armée afghane. Les alliés de l’OTAN et la force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (ISAF) ont confirmé leur engagement pris en 2012 au Sommet de Chicago d’alimenter le Fond à hauteur de 400 millions de dollars d’ici 2015.

On s’attend enfin à ce que Cameron et Obama appellent les alliés à prendre part à la coalition pour combattre le groupuscule de l’État islamique actif en Irak et en Syrie. Les djihadistes ont déjà décapité deux otages américains et menacent d’exécuter un otage britannique. « Les terroristes ont tort de croire que nous tremblons devant leurs menaces. Nous ne nous laisserons pas intimider par des meurtriers assoiffés de sang.
De Newport, Youri Paniev