Les halals refusent d’aller dîner chez les Cachers

Si j’ai été un peu absent ces derniers jours, c’est que une infection de gauche m’a cloué au lit. Alors qu’est-ce qu’on fait quand on est au lit? On cherche un sommeil réparateur (de droite celui-là) ou on écoute la radio. Or quelle ne fut pas ma surprise d’entendre en boucle le psychodrame du Conseil français du culte musulman qui a boycotté le dîner du conseil représentatif des institutions juives de France. Les journalistes en ont fait un drame national. Si les Halals ne vont pas dîner chez les cachers la France n’est plus la France. du reste, Pépère a réuni tout ce beau monde à l’Élysée pour se réconcilier. C’est vrai qu’il y avait urgence dans un pays qui ne souffre pas du chômage, d’une immigration massive ou d’un délitement de sa cohésion sociale, pépère, quant à lui, pense à fidéliser la clientèle électorale.
Cela dit pour revenir à cet événement si grave qui a fait que le pays s’est arrêté de respirer je vous propose la réflexion qui suit.
Les propos de Roger Cukierman ne sont ni faux ni maladroits. IL a pris au contraire toutes les précautions d’usage et toutes les mises au point n’y auront rien fait. Il a donc raison de dire qu’on lui fait un mauvais procès.Sauf que le CFCM ne fait qu’appliquer les mêmes méthodes que le CRIF. Car en matière de mauvais procès Cukierman se pose là. Dans le même discours il explique que Marine le Pen est infréquentable parce qu’elle n’a pas condamné les propos de son père tenus il y a un petit quart de siècle. Aussi Marine le Pen n’a non seulement pas sa place à ce dîner (ce dont on se fiche), mais Cukierman conseillera de ne pas voter Front National. Donc Roger Cukierman, dans le même discours, dénonce un mauvais procès et fait un mauvais procès.
Au risque de décevoir M. Cukierman, je dirai qu’on se passe bien volontiers de ses conseils, qu’il n’est le propriétaire des suffrages de personne et que le principe d’une démocratie c’est un homme une voix et pas une communauté une voix.
Enfin un conseil à Marine Le Pen: ne jamais céder aux injonctions de Roger Cukierman. D’abord parce que si elle cède ce sera toujours insuffisant, et ensuite parce que Cukierman ne représente rien. Même pas les juifs de France. Il représente tout au plus un groupe de pression très parisien qui organise un dîner à 900 euros par convive. Il ne représente certainement pas l’immense majorité des citoyens de notre pays de confession israélite qui se sentent français et qui votent en fonction de ce qui leur semble bon pour la France.
Je le répète, la démocratie repose sur un principe fondamental “un homme une voix”. En flattant les communautés pour des raisons bassement électorales on détruit ce principe et on affaibli la démocratie. Or il n’y a qu’une seule communauté qui vaille c’est la communauté nationale. Si on la détruit en pulvérisant la cohésion sociale, on détruit ce qui a fait la prospérité du pays. Le communautarisme à la sauce hollandaise c’est plus de misère. Vous me direz que ça n’a pas commencé avec Hollande, mais dans l’urgence, je sui obligé de réitérer ce qui conclut la plupart de ces article, “Hollande dégage”.

Loi Macron, loi Mamon!

Loi Macron, Loi Mamon.

comme on l’a vu, le gouvernement est passé en force pour obtenir l’adoption de la loi Macron du nom du sinistre ministre de l’économie de Manuel gaz.
Le premier enseignement qu’on peut tirer de ce passage en force, c’est qu’il est tout sauf étonnant.
Le deuxième enseignement c’est que la gauche a toujours trahi la gauche. Comme je crois l’avoir dit, si la gauche était bonne, je serais de gauche. Je comprends du reste pourquoi de nombreux électeurs issus historiquement de la gauche se tournent désormais vers le vote contestataire, et plus particulièrement vers le Front National.
En effet, la loi Macron n’aurait pas déparé sous un quinquennat sarkozyste. Elle constitue une attaque vive sur plusieurs fronts.
D’abord, elle grignote les acquis sociaux. Le droit au repos dominical n’a jamais été mis en question. Même au temps du servage. C’est du reste l’un des freins à la réforme. Le catholicisme et ses saints donnait l’occasion de plusieurs journées chômées. Avec la réforme, plus de fêtes de saints et tout le monde au boulot. Les ouvriers agricoles et les domestiques de tout poil ont assez peu goûté ce surcroît de travail. Aujourd’hui, le tabou du dimanche jour sacré est en train d’être grignoté.
D’abord 5 dimanches, puis douze, puis tous. J’entends déjà les arguties des ultralibéraux nihilistes. Ce serait sur la base du volontariat. aucun patron ne pourrait contraindre un employé à travailler le dimanche. Sauf que lorsqu’un pays compte 5 millions de chômeurs, la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail est largement en faveur de l’employeur qui aurait tôt fait de remplacer un employé au volontariat défaillant. Un autre argument consisterait à dire qu’après tout peu importe le jour de repos hebdomadaire pourvu qu’il y en ait un. Ainsi, chaque membre de la famille a son jour de repos. Pas étonnant de la part d’un gouvernement qui abhorre la famille. La cohésion familiale est ainsi mise à mal une fois de plus. Or on sait que la cohésion familiale est la base de toute cohésion sociale. Ça tombe bien car de cela non plus le gouvernement n’en veut pas. Il préfère les communautarismes qui offrent des viviers d’électeurs. À terme, c’est le règne du clientélisme et de tous les marchandages électoraux. Ça tombe plutôt bien, pépère adore ça.
Pourtant, un pays qui veut être soudé et fort a besoin de rythmes partagés. Il a besoin de temps communs d’activités et de temps communs de repos. Le dimanche en est (je suis tenté de dire en était) un. De même, chacun sait qu’au mois d’août le pays est assoupi dans la torpeur estivale.
Enfin, tout cela est justifié au nom de la sainte croissance. On vous expliquera que si on veut que la croissance soit au rendez-vous, il faut relancer la consommation à tout prix. Pour se faire, il faut assouplir les règles. Ben oui franchement comment n’y avais-je pas pensé. Si tout est fermé quand les gens se reposent, les gens qui se reposent ne peuvent pas consommer. Avec la loi Macron, comme personne ne se reposera en même temps, il y aura un roulement entre ce qui travaillent et ceux qui se reposent et consomment. Pour ce qui est de la cohésion sociale et familiale, ma foi tant pis.
On a fait la même chose dans les années 70 en échelonnant les vacances scolaires. ainsi, on a pu tripler la fréquentation des zones touristiques. Sauf qu’à terme, à ce petit jeu-là, c’est la fin des acquis et du principal d’entre eux le repos dominical. Il faudra choisir entre aller à la messe ou au culte et garder son boulot. En temps de crise il faudra bien réfléchir à ses priorités.
c’est quand même bien pratique les crises. En période de vaches grasses, essayez donc de toucher à un acquis social. Mettez là-dessus une bonne crise, et tout le monde accepte docilement les réformes les plus abjectes d’un bankster arrogant. Le pis est que cette réforme ne résoudra rien. Elle aggravera la précarité et fera en sorte que les classes moyennes aillent grossir les rangs des nouveaux travailleurs pauvres. Or la finance, vous savez l’ennemi de pépère, a besoin de pauvres. Cela tombe plutôt pas mal car Emanuel Macron est l’homme des banques et rien d’autre. C’est l’homme qui fait du fric avec du fric. C’est le zélé serviteur de Mamon. Pour tout cela, il est plus que temps que Hollande dégage.

Les homolâtres montrent l’exemple. finesse et tolérance sont au rendez-vous.

J’étais passé à côté et suis tombé dessus par hasard.
Béatrice Bourges s’est invitée avec un immense courage à la Queer Week, événement organisé à l’IEP de Paris.
Les homolâtres qui nous prêchent la tolérance montrent l’exemple sur ces images. Non seulement ils sont pervers, mais encore ils sont violents. Résistons et saluons le courage de Béatrice qui force l’admiration. Je ne serais personnellement pas capable de tenir une telle posture non violente.
Bravo Béatrice et merci pour votre exemple.
Pour voir la vidéo, c’est ici

Jacques Frantz

Vente des avions Raphale, une aubaine?

Lundi dernier, le ministre français de la défense s’est rendu au Caire en grande pompe pour signer solennellement le contrat de vente de 24 avions Rafale. Pour la première fois, l’avion Rafale s’exporte à l’étranger.
Depuis 8 jours on nous vente le génie français et, en filigrane, le génie de notre bon gouvernement qui est le premier à exporter ce joujou génial.
Je ne voudrais pas dans cet article passer pour un pisse-froid et un rabat-joie qui casse l’ambiance. Cependant, convenez avec moi qu’il y a de quoi s’interroger.
On peut s’interroger sur la capacité de l’Égypte à honorer ses factures. C’est bien de vendre ses avions, mais ce serait mieux de les vendre à qui peut les payer. En ce sens, il eût été mieux de vendre des avions à la Russie qui elle a les moyens de payer d’avance. Il est vrai que la Russie vient de se prendre une vraie douche froide avec l’affaire des porte-hélicoptères Mistral. On notera au passage que la Russie se voit refuser la livraison de ce qu’elle a déjà payé. Pire, on a même interrompu la formation des équipages qui seront à bord de ces navires. La France est donc en position de non respect de ses engagements contractuels. Pourtant, c’est dans ces conditions que l’Égypte signe un contrat portant sur la vente de 24 avions. À la place de l’Égypte, j’aurais peur devant un fournisseur de si mauvaise foi. Une différence est toutefois à noter. L’Égypte n’a pas du tout l’intention de payer d’avance. En conséquence, la France pourrait bien se retrouver avec des avions livrés non payés.
Que le lecteur me permette une hypothèse:
Nous savons que les États-unis et les faucons de l’OTAN ont fait beaucoup de pression sur la France pour qu’elle n’honore pas ses engagements contractuels concernant les porte-hélicoptères. J’imagine, tout au moins j’espère, que les experts militaires français ont grincé des dents en coulisse. Pour compenser à la fois le manque à gagner financier et les conséquences diplomatiques désastreuses liées à cette manoeuvre honteuse consistant à rompre un engagement national, les États-unis pourraient très bien avoir offert une garantie financière à la France liée à la vente de ces avions à l’Égypte. C’est en quelque sorte une petite compensation. De toute façon ça n’engage à rien. Les Américains feront fonctionner la planche à billets si nécessaire, et de toute façon les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.
Il est pitoyable de voir cette diplomatie française en voie de vassalisation avancée. Décidément, là non plus, le gouvernement et son le Président de la république ne sont pas à la hauteur.
Pour toutes ces raisons il est impératif que le Président Hollande dégage.

bistro Libertés, un bistro qui fait du bien.

À l’issue de la première émission de Bistro liberté, j’avais écrit sur ce blog, un bistro qui fait du bien.
Je suis heureux de vous dire que ça fait toujours du bien. Évidemment c’est dû pour une large part à la présence de deux femmes extraordinaires qui sont Caroline Parmentier (nan! pas Fourest) et Béatrice Bourges.
Cette quinzaine, l’invité de Bistro liberté était Jean-Yves Legallou. Remarquable polémiste à l’origine, (ça ne s’invente pas), de la fondation Polémia, excellent analyste des médias, inventeur du concept de préférence nationale cité en contre-exemple jusqu’au siège de l’ONU à New-York, Jean-Yves Legallou est venu éclairer et élever un débat parfois animé, mais remarquablement arbitré par Martial bild. En guise d’introduction, Legallou s’inscrit comme un homme de son temps en disant que 68 c’est du passé. Par provocation sans doute, Martial Bild lui fait comprendre qu’il est de la “caste”. Il est vrai que Jean-Yves Legallou est énarque, issu, comme Elisabeth Guigou et Hubert Védrine, de la promotion Simone Weil. Il fait observer que l’énarchie est en train de changer. En effet, la promotion qui devait s’appeler “je suis Charlie” s’appellera “Promotion Orwell”.

Le premier sujet abordé est l’élection législative partielle du Doubs. Béatrice Bourges s’interroge sur la capacité de “résilience” du système. Le système a parfaitement exploité les attentats du 7 janvier. Les Français tombent finalement toujours dans le panneau des médias. Si l’UMP a donné une consigne de neutralité lors de cette législative, les médias, ainsi que le rappellera Jean-Yves Legallou, ont donné pour consigne de voter socialiste. Du reste, c’est Juppé qui sera invité sur France2 pour exprimer une position pourtant dissidente.
Caroline Parmentier remarque non sans un certain humour que l’UMP est prête à faire voter islamiste plutôt que FN. La stratégie dite du “ni ni” aurait-elle du plomb dans l’aile? Si Béatrice Bourges fait observer à juste titre que Marine tient l’électorat de droite pour acquis, elle la met en garde sur le fait que cet électorat pourrait bouder les urnes. Elle considère que c’est une stratégie commune à la droite. Sarkozy a fait la même chose en nommant des ministres de gauche. Il me semble pour ma part que Sarkozy a beaucoup cajolé l’électorat de droite lors des présidentielles de 2007. Chirac, dans les années 70, cajolait beaucoup l’électorat de droite qu’il s’est empressé de trahir une fois aux affaires. Nicolas Gardère, un rien agacé, interroge les autres participants au débat sur leur obsession de la récupération. C’est drôle, mais j’aurais tendance à croire que cette honteuse récupération de la part de la gauche n’a échappé qu’à lui. Pour Philippe Randa en revanche, la récupération ne fait pas de doute. Il fait remarquer que le paysage politique évolue très vite. Voilà 3 mois on pensait, en cas d’élections législatives, que les socialistes ne seraient même pas en mesure de former un groupe à l’Assemblée. Aujourd’hui, même s’il s’agit que d’une législative partielle,elle est gagnée par les socialistes. Aujourd’hui c’est l’UMP qui fait office de formation laminée.

Le débat porte ensuite sur ce reportage de Foxnews sur les zones de non droit à Paris. Je suis étonné de ce que l’on débatte de cette question qui certes a fait le buzz, mais qui vient d’une chaîne peu sérieuse, sans grand intérêt et surtout immensément anti-française. Le débat portera du reste davantage sur la question de savoir si oui ou non Paris compte des zones de non droit. Nicolas gardère ayant des clients à la goutte d’or considère qu’on ne peut en aucun cas parler de zones de non droit. Ensuite suit le discours de gauche habituel sur la misère sociale et les succulents kebabs des quartiers à forte population afromagrébines. Caroline Parmentier fait valoir avec raison qu’il faudrait davantage écouter les syndicalistes policiers qui ont une vraie perception du terrain.
Face au discours creux et lénifiant de Nicolas Gardère, Béatrice Bourges affirme qu’il faut regarder la vérité en face et cesser de mépriser des populations qui souffrent. Foxnews a présenté des excuses. Philippe Randa fait observer que ces excuses ont été présentées sous pression. La mairie de Paris a du reste porté plainte. Pour illustrer la situation des zones de non droit, Jean-Yves Legallou, spécialiste des médias comme on l’a dit, nous apprend que lorsque une chaîne de télévision française fait des reportages dans certains quartiers, elle fait appel à des fixeurs pour s’assurer la bienveillance d’autorités locales instituées non par le droit, mais par la force. Et Caroline Parmentier de rappeler les occupations de halls d’immeubles où les habitants doivent demander l’autorisation de rentrer chez eux. Jean-Yves Legallou affirme qu’il y a bien des zones de non droit dans Paris où même les secours et la police ne peuvent pénétrer. Il fait observer de façon fort pertinente que, contrairement à ce que dit Nicolas gardère, cette situation n’est pas due à la misère sociale. Il note que le département de Seine-Saint-Denis réputé pour ses banlieues pauvres enregistre le plus grand nombre d’immatriculations de grosses cylindrées. Le député Bompard a demandé des chiffres à ce sujet au ministère de l’intérieur sous la forme d’une question écrite au gouvernement. Ce dernier a refusé de répondre.

Enfin, le point chaud de l’émission a porté sur la signification d’être français.
Pour Jean-Yves Legallou qui a posté un clip récemment sur le sujet, “être Français” c’est appartenir à une lignée, se reconnaître dans une civilisation, une mémoire historique, être attaché à des coutumes alimentaires comme boire du vin ou manger du jambon.Quand on ne répond à aucun de ces critères et que de surcroît on n’aime pas la France, on n’est pas français même si on possède une carte d’identité. Le Malien qui a sauvé des otages à l’hyper cachère ne méritait pas de devenir français pour ce seul fait.
Béatrice Bourges quand à elle considère que pour être français il faut accepter les racines chrétiennes du pays. Il y a là quelque chose de charnel. Nicolas Gardère, que l’évocation de racines et de coutumes rendent hystérique s’énerve. Philippe Randa fait remarquer que les nouveaux Français viennent avec leurs meurs et leurs cultures et opèrent le grand remplacement. Caroline Parmentier rappelle que l’héritage charnel fait de nous des réfractaires. Aimer la France c’est aussi être réfractaire à ce que veulent nous imposer nos élites. Jean-Yves Legallou interroge en substance en ces termes: être Français est-ce une donnée administrative ou est-ce une adhésion culturelle voire charnelle? Gardère ne peut s’empêcher de ressasser l’accusation éculée de racisme. Pour lui, être Français c’est tendre vers une fraternité universelle. L’enracinement, la terre et les morts c’est commun à tout le monde. Je tiens pour ma part que c’est une ânerie. Les nomades ne sont, par définition, pas enracinés. Pour lui, les cultures nationales n’existent pas. S’il poursuit dans la logique de ses adversaires, il est plus français qu’eux car depuis plus longtemps. Pour lui, la France n’est pas éternelle.
Martial Bild interroge l’invité sur le clip récemment posté où il cite le général de Gaulle. Dans un entretien daté du 5 mars &959 avec Alain Peyrefitte, le Général évoquait la France comme ayant une vocation universelle. “C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne…”
Le clip a été présenté au journal télévisé de TVL et a été vu sur le site de Polémia plus de 130000 fois.
Martial bild rappelle en conclusion que cette émission existe grâce aux dons.
En espérant vous avoir donné envie!
Merci pour ce magnifique travail.
Jacques Frantz
Le Bistro Liberté est à voir ici
À voir aussi Être Français

Lettre ouverte à Marion le Pen

Chère Marion le pen,
J’ai été fort surpris d’entendre ce 11 février 2014 sur Europe1 que vous étiez en faveur de la naturalisation pour Stéphane Tikki.
Même, et je m’en félicite, si vous avez dit que M. Tikki devait attendre sa naturalisation dans son pays d’origine, vous avez estimé qu’il la méritait.
C’est drôle, mais je ne vois pas au nom de quoi il la mériterait plus que d’autres délinquants. En effet, en enfreignant les lois relatives à l’entrée et au séjour des étrangers sur le territoire national, M. Tikki commet un délit. J’ai beau chercher, je ne vois pas en quoi cela le rendrait méritant. M. Tikki a de surcroît des circonstances aggravantes. En effet, sa position de premier plan à la tête d’un des plus grands partis sur la scène politique nationale exige qu’il soit un exemple pour l’ensemble de la communauté nationale ainsi que pour les étrangers résidant légalement sur notre territoire. Si M. Tikki était naturalisé au seul motif qu’il est un militant en vue de l’UMP, il pourrait, jouissant de ses droits civiques, être candidat à la représentation locale, régionale et nationale. Il pourrait, pourquoi pas, occuper un poste à l’exécutif de notre pays. Or quelle autorité aurait cet exécutif pour expulser des pauvres bougres coupables du même délit que M. Tikki? La position de M. Tikki ne lui donne pas de droits supplémentaires. En revanche elle ajoute des devoirs moraux.
J’ai été fort surpris de votre position qui envoie un mauvais message à tous les étrangers désireux de s’installer à tout prix sur le territoire national. En gros, il faut rentrer avec un visa d’étudiant, être dans les bonnes grâces du président d’un des partis les plus en vue et tout serait pardonné? Je suis désolé de vous le dire, mais ce n’est pas ce que bon nombre d’électeurs de votre parti attendent de vous. Votre qualité de représentante du peuple vous oblige, me semble-t-il, à prôner l’exemplarité devant la loi. Je sais que tout ceci paraît dérisoire, tant nombre de députés sont ou ont été en délicatesse avec l’institution judiciaire, il n’en reste pas moins que nous attendons que le premier parti d’opposition soit intraitable avec l’exemplarité. Il me semble que l’une des premières mesures de nature à couper les pompes aspirantes de l’immigration massive devrait être la fermeture à vie du droit à la naturalisation à toute personne ayant pénétré ou séjourné illégalement sur le territoire. Sans doute une telle mansuétude entre-t-elle dans la stratégie de dédiabolisation de votre parti; cependant sachez qu’elle risque d’inquiéter bon nombre d’électeurs qui attendent un projet de gouvernement radicalement différent sans pour autant vous attirer les bonnes grâces d’un parti prétendument de droite qui n’a pas appelé à battre la gauche lors de la récente législative partielle.
On ne veut pas de vous pour faire la même politique que l’UMPS. On ne veut pas de vous si vous devez faire des clins d’oeil de nature à rassurer les sortants d’hier et d’aujourd’hui responsables de tant de nos malheurs.
en espérant que vous saurez rectifier une position prise à la hâte, je vous adresse mes meilleures salutations.
Jacques Frantz

Après la non interview de Françoise Sagan, voici le non hommage à Roger Hanin

J’ai même vu des visages en pleurs sur twitter. Tout ça parce que Roger Hanin est mort. Franchement il n’y a pas de quoi chialer. D’abord, mourir à pareil âge n’est pas scandaleux. Ensuite parce qu’avant d’être un acteur médiocre de navets subventionnés, Roger Hanin restera une momie de la mitterrandie. En effet, Roger Hanin doit davantage sa notoriété à sa qualité de justederrièriste présidentiel du temps de la mitterrandie triomphante qu’à ses qualités de comédien. Car s’il y a un art où Roger Hanin excellait c’est celui de coller au cul du funeste président Mitterrand, le Duc et Pair des enfumeurs. Alors même si nous ne manquerons pas de nous incliner devant l’être qui va où nous irons tous, nous ne manquerons pas non plus de regarder avec dédain et mépris ce qu’il laisse, c’est-à-dire à peu près rien.
Je vous laisse quand même avec une citation à méditer: “tous les électeurs de le Pen sont des racistes”. Convenez avec moi qu’il y a de quoi se demander où il allait chercher tant d’inspiration.

Jacques Frantz