La charge contre Bourdouleix!

Pauvre Bourdouleix. Il doit être bien seul ce matin. Malgré les dénégations, malgré toutes les contorsions, ce qu’il a dit, il l’a dit un point c’est tout! Ce qu’il a dit n’en est pas pour autant inqualifiable. Si je devais le qualifier, (ce que je ferai dans ces lignes) je dirais que c’est excessif.
Certes, il ne fallait pas le dire. Il ne fallait pas le dire, même pour s’amuser, même par ras-le-bol, même au comble de l’agacement. Pas de ça Lisette. Pas en France.
Si, à la place de Bourdouleix, Mélenchon avait dit: « Staline aurait pu en déporter davantage », là, pas de problème. Le procès du communisme étant toujours à faire, nous avons toujours un parti communiste qui a pignon sur rue et du sang sur les mains. Là, c’est permis. Les morts du communisme c’est moins grave.

On le lui avait pourtant bien dit à Bourdouleix. Pourtant ça lui a échappé. Et là, aucune excuse. D’un seul coup d’un seul, pour quelque chose de murmuré, ta carrière bascule en un clin d’oeil. tout d’un coup, te voilà dans le camp des mauvais. Pourtant, la LICRA et les petits chiens de garde du système ne se posent pas la question du « pourquoi nous en sommes arrivés là ». C’est qu’ils n’ont pas eu à gérer l’impunité des camps sauvages. Ben oui quoi on ne vous l’avait pas dit? être maire, ce n’est pas tous les jours une sinécure. Vous êtes aux avant-postes pour à peu près tout, et vous prenez les coups. Gare si ça se passe mal. Si un gamin se fait écraser par un véhicule et que le maire avait oublié de faire mettre des panneaux limitant la zone de la fête à 30 KMH, c’est direct la correctionnelle. Si le panier se détache et tombe sur la bobine d’un basketteur, et que le maire a négligé de produire le certificat de conformité c’est le trou.

En revanche, si une centaine de caravanes arrivent sans crier « gare » et s’installe en toute illégalité sur un terrain privé en se branchant au passage sur les bornes d’eau et d’électricité au frais de la commune, tout d’un coup, la loi cesse de s’appliquer. Pire, si on demande l’application de la loi, la simple application, on se retrouve avec un procès en sorcellerie à grands renforts de médias digne de la Roumanie communiste.
Du coup le mère est entre deux feux: d’un côté le ou les propriétaires des terrains squattés et souillés qui veulent, et c’est normal, que la loi s’applique, et de l’autre, un préfet régalien qui fera tout pour traîner les pieds parce que d’une part, il n’habite pas là, mais dans un logement de fonction luxueux et bien à l’abri, et d’autre part, les consignes politiques venues d’en haut sont clairement laxistes voire complice.
Du reste, ceux qui s’approprient le bien public et le bien privé et qui le souillent se croient tout permis, protégés qu’ils sont par le système en place, qui a largement ouvert les frontières.
Par conséquent, devant une situation insoluble, où le maire, non seulement n’est pas soutenu pour faire appliquer la loi théoriquement pour tous, mais qui en plus se fait narguer par de sombres salopards qui se sentent forts de ce que la loi ne s’applique pas pour eux, convenez avec moi qu’il y a de quoi péter un plomb. C’est exactement ce que vient de faire ce pauvre Bourdouleix. Nul doute que l’Assemblée Nationale, puis la justice se garderont bien de le reconnaître.

Ce qui est arrivé à Bourdouleix, c’est de la faute de ceux qui sont en haut. De ceux qui, par pure idéologie,laissent des maires dans des situations pourries, se faire agresser d’un côté par la population qui demande à bon droit l’application de la loi, et par ceux qui crachent sur des élus lâché par un pouvoir qui se couche.
Alors on ne va pas non plus pleurer. Ce maire appartient à un parti en faveur du projet mondialiste et donc de l’ouverture des frontières dont il est victime aujourd’hui. Est-il permis d’espérer que ceux qui s’évertuent à construire une carrière politique sur des paradigmes hors sol comprendront enfin que lesdits paradigmes sont incompatible avec les réalités du terrain? Pour Bourdouleix, il est en tous cas trop tard.
Pour les autres, il est grand temps de prendre conscience qu’on ne peut pas faire carrière en prônant le pouvoir supranational d’un côté et en essayant vaille que vaille de gérer le quotidien de ces cochons d’électeurs.
Chers maires, souvenez-vous, vous êtes tous des Bourdouleix. Si vous ne gardez pas ça à l’esprit, vous risquez de basculer dans l’abîme du politiquement correct que vous défendiez encore une minute avant de sombrer.

Jacques Frantz

La monarchie, dernier recours dernier secours?

En France, c’est confus, c’est diffus, mais nous le ressentons tous, nous vivons dans une république finissante. Pour se maintenir, le régime est contraint d’user des armes du pauvre: propagande mensongère, répression sélective et pression fiscale infernale. Un régime qui agit de la sorte est forcément un régime faible. Comme se fut le cas en d’autres temps, certains parmi ceux qui ont encore une mémoire, se souviennent que ce régime est né par la force et dans le sang. La révolution française c’est d’abord le régicide et le génocide.
Alors bien évidemment, lorsqu’à tort ou à raison on pense que la démocratie républicaine n’est capable de nous produire que des François Hollande, des Manuel Gaz ou du Pierre Bédié, on peut légitimement se poser la question légitimiste.
On peut tourner nos yeux et regarder par-delà le Chanel et s’attendrir devant ce royaume si uni dès lors que l’enfant paraît. à l’heure où j’écris cependant les paparazzi en sont toujours pour leurs frais à attendre devant Saint Mary Hospital que le bout de chou peut-être un jour roi ou reine d’Angleterre pointe le bout de son nez. Il est vrai qu’il y a quelque chose de touchant devant un pays qui, par delà ses divisions s’apprête à faire des guili guili au Royal Baby par presse interposée.
Cela dit je m’interroge quand même parce que pendant que le bon peuple retient son souffle devant une maternité, la vieille reine signe sans sourciller les lois qui permettront sous peu aux gens de même sexe de se marier et de recourir à des mères porteuses pour consommer de l’enfant. Donc une mère naturelle c’est bon pour les enfants-rois, mais quid de la protection des sujets les plus faibles?
J’entends déjà les commentaires de ceux qui m’objectent que la pauvre reine ne pouvait rien faire que signer, que la reine ne se mêle pas de politique et qu’elle se porte garant du royaume, de son intégrité et de sa cohésion sociale. T’as qu’à croire.
Et si la reine avait refusé de signer? si la reine avait proféré un royal « fuck off » à cette coalition par-delà les clivages classiques qui veut dénaturer le mariage et faire exploser la cohésion sociale dont elle se prétend la caution? Après tout cela s’est vu en Angleterre un souverain opposé au parlement!
Par confort peut-être, par atavisme sénile, la reine a dénié à une partie de ses sujets d’avoir demain le droit à un père et une mère.
Que se serait-il passé si la reine avait fait preuve de simple bon sens en refusant le sceau royal à une pareille abomination à la fois civile, civique et religieuse. Car on à tendance à trop souvent l’oublier, mais la reine est aussi à la tête d’une Église. Elle est donc la garante de la fidélité de son pays et de ses sujets à Dieu et à sa parole. De deux choses l’une: ou le gouvernement obtempère et gagne du temps en remettant aux calendes une mesure qui n’a objectivement aucun caractère d’urgence,ou le gouvernement se crispe et choisit la crise de régime pour complaire à une minorité. Après tout, le Premier ministre Baldwin et le roi Edouard VIII n’ont pas hésité à s’opposer. Peu s’en souviennent du reste, mais il s’agissait déjà d’une histoire de mariage. Le roi Édouard en a certes été pour ses frais et pour son trône, mais pas pour son honneur.
Je comprends assez mal comment en 1937 le royaume-uni et sa famille royale ne pouvaient pas vivre avec un souverain marié à une femme divorcée et que quelques 76 ans plus tard, une reine peut signer une loi dénaturant et entachant le mariage de façon irréversible. Il est vrai qu’elle aurait pu être, ce qui n’est pas si sûr, simplement déposée. A-t-on vraiment besoin d’une reine mémère qui cachetone au palais de Buckingham avec des chapeaux ridicules et qui fait des enfants mal élevés aux grandes oreilles? Ont-ils besoin d’un souverain même plus capable par confort de protéger l’essentiel?
Le roi Baudoin de Belgique avait été à peine plus courageux en 1989 lorsqu’il avait trouvé un artifice juridique pour ne pas signer la loi inique autorisant l’avortement tout en se maintenant au pouvoir.
La réalité, n’en déplaise aux monarchistes, c’est que les monarchies d’Europe sont aux avant-postes pour ce qui est de l’adoption des lois les plus nocives pour la chrétienté voire la survie de notre civilisation occidentale.
Ben oui c’est comme ça. Le Benelux, les pays nordiques, l’Espagne et maintenant le Royaume-uni sont à la pointe du « progrès » en matière d’avortement, d’Euthanasie, de libéralisation du trafic de drogues et du mariage entre paires de même sexe. J’entends dans l’entourage des royalistes me dire que l’éventuel Henri VII serait contre. Oui, mais une fois sur le trône avec des socialistes disposant de toutes les commandes du pouvoir, aura-t-il le même courage, ou s’aplatira-t-il en signant les textes les plus iniques pourvu qu’on le laisse parader avec des chapeaux ridicules ou chasser l’éléphant?

Non, franchement, je n’ai pas grande confiance!

Jacques Frantz

Cocktail pour perdre à droite!

Voici le cocktail détonnant et qui a fait ses preuves destinées à alimenter la machine à perdre de la droite.
Une dose immodérée de bêtise ; une bonne dose de complexes et de repentance en tous genres ; une surdose multiple d’egos surdimensionnés du type « je suis le meilleur d’entre nous » ; une bonne dose d’affaires judiciaires :
Abus de confiance, faux et usage de faux, abus de biens sociaux et recel d’abus de biens sociaux, dénonciation calomnieuse et diffamation, sans oublier la corruption.
Une demie dose d’ouverture à gauche pour lubrifier la machine à perdre ; de bonne dose de copinage, de conflits d’intérêts et de collusion avec des membres du PS ; et enfin une bonne dose de front républicain.
Avec un carburant comme ça, la machine à perdre n’est pas près de s’arrêter de fonctionner et la gauche, minoritaire dans le pays n’est pas prêt de s’arrêter de gouverner.
Jacques Frantz

Filmer les exactions policières sur les veilleurs, c’est peut-être bientôt fini!

Pour tous ceux qui s’appuyaient sur les vidéos pour contourner l’obstruction médiatique, la fête pourrait bien être fini. En effet, si l’on en croit l’excellente publication « Faits et documents », la firme Apple vient de déposer aux États-Unis un brevet permettant de bloquer toute transmission vidéo par mobile. Les autorités pourraient activer un dispositif lors de rassemblement ou de manifestations, par exemple, permettant de ce « protéger contre les externalités ». L’envoi d’un signal codé empêcherait toute utilisation des fonctions photos et vidéos des mobiles. Dans son numéro 359, en page 12,Faits et documents poursuit :
« Afin de lui donner un usage « civil » plus acceptable par les citoyens, ce système pourra être utilisé dans les salles de spectacles et les cinémas ».

Les beaux jours de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux sont-ils déjà derrière nous ?

Jacques Frantz

Violence ou non violence.

Depuis novembre dernier, le gouvernement ne parvient pas à écraser la contestation liée au mariage entre personnes du même sexe et aux autres lois bouleversantes fondamentalement notre société.
Malgré la répression policière, les excès du parquet et enfin la torpeur de l’été la contestation ne faiblit pas. Pourtant, cette contestation est loin d’être uniformes.
Certains manifestent bruyamment (à telle enseigne qu’aucun ministre ne peut se déplacer dans le calme), d’autres rivalisent d’ingéniosité et d’humour pour attirer l’attention des médias du monde entier, d’autres enfin veillent des nuits entières avec un message non-violent.
Dans tous les cas, pas de dégradation, pas de déprédations ni d’agression. Pourtant le mouvement est divisé. Il y a ceux qui considèrent que tout cela doit s’arrêter. La loi est votée et il convient de la respecter et de cesser la contestation. Il y a ensuite ceux qui pensent que la contestation doit continuer mais de manière strictement non-violente et hors de toute illégalité. Il y a ceux enfin qui considèrent qu’ils ne lâcheront rien et que ce qui est illégal n’est pas nécessairement illégitime. Je laisse le lecteur deviner pour quel parti je penche.
J’ai même rencontré les partisans d’un débat serein, avec tous les protagonistes autour d’une table pour enfin s’écouter.
Aux premiers, ceux qui veulent s’arrêter, ceux qui pensent que continuer la contestation relève du non respect de la loi et de l’autorité, je dirai que dès lors que la loi est passée en force, sans la concertation nécessaire et au prix de tripatouillages parlementaires, le gouvernement et sa majorité parlementaire ont abusé du pouvoir que leur conféraient les institutions. La loi est donc contestable juridiquement et illégitime. Or, que fait-on face à une loi illégitime ? On s’oppose et on continue de le faire tant que la loi n’est pas abrogée.
Je suis remplie d’estime et d’admiration face à ces jeunes et moins jeunes courageux qui, toute la nuit, une bougie à la main, veillent pacifiquement, qui ne répondent jamais aux provocations et qui gardent le cap. Cette forme de contestation est belle, elle est respectable et elle interpelle le pouvoir qui ne sait comment réagir autrement qu’en réprimant. Les veilleurs nous montrent une forme de don de soi qui force le respect. Attention toutefois à ne pas donner de leçon et à croire ou à se faire croire que ce mode de lutte est le seul légitime.
Ceux qui croient au dialogue, je les respecte bien sûr. Cependant, je dois constater avec . beaucoup de regrets que le temps du dialogue est passé. Les opposants à la loi avait réclamé, pétitions à l’appui, un référendum qui aurait été l’occasion d’un grand débat de société. Implicitement, en demandant un référendum, les opposants s’engageaient à accepter la loi votée. Dès lors qu’on accepte de jouer le jeu, on accepte les règles et le résultat. Malheureusement, le gouvernement n’est pas sans peur et sans reproche. Je dirais même au contraire le gouvernement et plein de peurs et plein de reproches. Ainsi, il a montré toute l’étendue de sa faiblesse en passant en force. Ainsi, il s’est privé du grand débat. Le temps du débat est donc passé. Désormais, on ne débat plus, on combat. En l’état actuel des choses, il serait de toute façon très difficile de débattre :
Le slogan des opposants est « on ne lâche rien ». Du côté des partisans, on a montré avec force arrogance qu’on n’était pas prêt à à lâcher quoi que ce soit non plus. À partir du moment où personne n’est prêt au compromis, le débat est tout simplement impossible. La seule issue possible eût été un référendum où à l’issue du débat, chacun aurait voté dans le secret des urnes et de sa conscience, le seul compromis possible de part et d’autres était le respect du résultat du vote du peuple souverain. Vox populi vox dei! Quelle belle occasion gâchée de sortir par le haut de cette crise.
En conclusion je dirai encore une fois aux veilleurs qu’ils poursuivent leur lutte pacifiquement dans le respect des autres formes de combat.
Aux partisans d’une forme de lutte disons « plus musclé » je dirais qu’il est important de ne jamais perdre de vue le respect des biens et des personnes. En ce sens, l’action du printemps français et des homen est exemplaire.
À ceux qui veulent s’arrêter, je leur dirais simplement arrêter vous, mais laissez poursuivre les autres. Respectez ceux qui s’engagent et ne les découragez pas. Fichez leur la paix.
Jacques Frantz

Où va l’information?

Il était autour de 17 heures lorsqu’un train a déraillé faisant au moins 6 morts.
Dans la soirée quelle ne fut pas ma surprise sur twitter d’entendre parler de pillages des cadavres.
Sur France info que j’écoute par commodité, rien du tout. Il paraît qu’ils en auraient parlé vaguement autour de 20h40, mais moi je n’ai rien entendu.
Dès qu’il s’agit de couvrir la forfaiture de nos élites qu’est l’immigration, c’est l’omertà.

Au moment de l’affaire AZF, seulement 10 jours après les attentas du 11 septembre à New York, on a vu un empressement hystérique à rabâcher qu’il s’agissait d’un accident. Le problème c’est que cette hystérie ne trompe personne. Ou plutôt elle trompe tout le monde. Car si au fond de lui, chaque individu sait qu’on ne lui dit pas la vérité, il n’est pas pour autant informé. Pour twitter c’est la même chose. On reçoit des informations qu’il est à priori séduisant de croire puisqu’elles tranchent avec le discours officiel destiné à nous vendre « une chance pour la France ». Cependant, cela n’est pas de l’info. C’est du gazouillis du café du commerce. Il y a celui qui a vu, celui qui a entendu, celui qui croit savoir etc… Bref, c’est l’histoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours. Que nous reste-t-il au bout du compte:
la certitude, mais ça on le savait déjà, qu’on nous ment et qu’on dissimule la vérité;
l’impression qu’il se passe des choses dont on est tenu de plus en plus à l’écart. En revanche, de l’information pas vraiment, je dirai même pas du tout.
Même si on est tenté de trouver secourable, voire séduisant, ces échanges sur internet (blogs et réseaux sociaux), ce ne sont pas des infos. Ce ne sont pas les faits. On y voit beaucoup trop d’informations contradictoires. Or on ne peut se forger une opinion qu’à partir d’informations avérées.
Aussi, je trouve que se nourrir de blogs, de tweets et de dépêches est à terme dangereux.
Il y a peu, je tentais de persuader une de mes abonnées sur twitter de souscrire un abonnement à Présent. Elle m’a d’abord opposé l’argument financier. Grand seigneur et bon prince, j’ai proposé de lui offrir un abonnement de six mois. Elle m’a répondu qu’elle n’aurait pas le temps de le lire et que les informations sur internet lui suffisaient.

Lorsque je suis confronté à cet argument, je ressens le même désarroi que quand quelqu’un me dit « à quoi bon manger un bon steak et une bonne salade puisque je peux aller chez McDonald’s.
comme j’ai dit à mon abonnée twitter, je respecte sa façon de voir les choses, mais elle me navre profondément. soyons-en sûr, même si les réseaux sociaux permettent, de manière de plus en plus encadrée, de libérer la parole, ils ne permettent pas de recevoir l’information si précieuse pour se forger une opinion.
Pas d’excuses pourtant car il existe une vraie presse de réinformation qui a besoin de nous autant que nous avons besoin d’elle.
Il m’arrive parfois de twitter l’article du jour gratuit de Présent http://www.present.fr avec l’immuable slogan: « ceux qui se privent de Présent se privent ». J’aimerais tant que quelques unes de ces graines semées au vent puissent germer dans une terre fertile où nous pourrions récolter le réveil dont nous avons tant besoin.
Donc cette presse existe. Elle s’appelle Présent, mais aussi Minute ou Faits et documents. Des journalistes brillants, au sacrifice de carrières beaucoup plus lucratives, luttent pour garder cette presse vivante. Nous ne pouvons pas les laisser tomber.

Jacques Frantz

Un engagement pour la vie aux élections européennes.

Christine Boutin a annoncé ce jour qu’elle démissionnait de la présidence du parti chrétien démocrate qu’elle avait fondé pour lancer, avec notamment Béatrice Bourges et Jean-Claude Martinez, un mouvement pro vie à l’occasion des élections européennes. faut-il se réjouir?

J’ai envie de dire que c’est à la fois une bonne et une moins bonne nouvelle.
Ce qui est positif avant tout c’est que les lignes bougent à droite. On va peut-être enfin assister à une refondation tellement attendue par les électeurs de droite. Même si pour la galerie, Christine Boutin affirme que des gens de gauche sont les bienvenus, personne n’y croit vraiment. Je crois que c’est bien là une nouvelle manière de faire de la politique à droite.
À l’heure où j’écris quel est l’état des lieux de la droite en France.
Nous avons une UMP, partie intégrante du système aux visions ultra-libérales et cosmopolites qui crée une fausse alternance avec le PS. On s’en rend mieux compte au niveau du parlement européen où les deux partis votent à peu près la totalité des textes de concert.
Ensuite, nous avons le Front national en pleine mutation. L’erreur de Marine Le PEn est de faire semblant de croire à une dédiabolisation possible. Cette dédiabolisation est absolument exclue. Marine en fait tellement pour la dédiabolisation qu’elle finit par perdre une grande partie de sa crédibilité à droite. La pire des erreurs est d’avoir choisi de ne pas être visible au sein de la résistance aux projets de mariage entre personnes du même sexe, à la GPA, à la PMA et à toutes les lois bioéthiques votées ou en passe de l’être. La frange catholique du parti est heurtée et les interventions courageuses de Marion Maréchal Le Pen ou de Bruno Gollnisch ne suffiront pas à redresser la barre. Conséquence, un vide est laissé à droite. C’est ce vide que cherche à combler Christine Boutin et ses amis. On peut en tirer plusieurs enseignements:
1. Le cordon sanitaire anti FN fonctionne de moins en moins. La diabolisation de Jean-Claude Martinez, ancien vice-président du FN et figure brillante de ce parti dans les années 80 ne fonctionne plus. C’est un homme brillant très apprécié y compris de ses adversaires au parlement européen. C’est un grand juriste, un peu provocateur, mais aux connaissances et aux moyens d’expression très solides.
2. Ceux qui se sentaient orphelins après la cuisante défaite de Gollnisch à la présidence du FN pourraient retrouver, y compris sans l’intéressé, une forme de revanche.
3. Ce que ‘électorat de droite attend depuis des années est peut-être en train d’arriver, à savoir des lignes qui bougent à droite. On ne peut plus se contenter d’un pays dirigé à gauche, avec une gauche qui a tous les leviers sans contre-pouvoirs alors qu’elle est minoritaire dans l’opinion. Sa seule force aujourd’hui est les alliances qu’elle peut se permettre sans tabous y compris avec les éléments les plus violents de l’extrême-gauche, alors que la droite du système respecte scrupuleusement le cordon sanitaire qui lui est imposé depuis plus de 30 ans.
Du coup, la diabolisation de ce nouveau courant risque d’être plus difficile. En effet, le nouveau courant, en aspirant des personnalités venues de toute la droite sera beaucoup plus difficile à diaboliser. En effet, il sera difficile à la gauche et à ses relais médiatiques de faire croire à la bête immonde dans un parti dirigé par mamie Boutin. Du coup, une partie de l’UMP pourrait avoir moins de scrupules à faire des alliances avec un mouvement qui n’a pas eu le temps de ne pas être présentable.
Reste la question européenne.
Boutin affirme qu’elle est pro-européenne, ce qui, par parenthèse, ne veut rien dire. On peut aussi être pro-asiatique ou pro océanique si on habite en Nouvelle-Zélande. Je suis certain qu’avec un Martinez à ses côtés elle sera instruite de la vraie nature de Bruxelles.
Bref, avec une Christine Boutin qui rassure ces dames qui vont à messe et Béatrice Bourges et Jean-Claude Martinez pour construire un vrai projet, on peut espérer un vrai changement à droite.
Certains vont dire que Christine Boutin est un ersatz de Sarkozy, qu’elle a siégé dans son gouvernement, qu’elle a été utilisée par Chirac pour piquer quelques voix au FN en 2002, ce qui n’a du reste pas marché, et que donc elle serait un peu du système. Je répondrai d’abord que bien qu n’étant pas de ses partisans, je suis admiratif de la manière avec laquelle elle s’est battue contre les projets de dénaturation du mariage ces derniers mois. ensuite, la droite ne pourra sortir de l’ornière que si elle tire un trait sur le passé. Peut-être verra-t-on demain une coalition composée de militants du PCD, mais aussi du RPF du PDF et d’une partie de l’UMP, réduisant ce parti à un ménage à trois composé de Sarkozy, Copé et Fillon.
En tous cas on continuera de suivre tout cela de près.
bonne chance à Christine, Jean-Claude et Béatrice

Jacques Frantz