Crise du porc, de qui se moque-t-on?

Crise du porc, de qui se moque-t-on?

Depuis quelques jours nous assistons à un bras de fer entre les éleveurs et les industriels de la filière porcine. D’un côté un gouvernement qui garantit artificiellement des prix en-deçà desquels les éleveurs ne peuvent survivre, et d’un autre côté des industriels qui disent ne pas être compétitifs face à la concurrence européenne.

Il y a cependant une chose qui n’est jamais dénoncée, c’est la libre circulation des biens et des personnes. N’importe qui peut vendre de la marchandise produite à n’importe quelle condition sociale et environnementale, alors que sur le territoire les éleveurs doivent respecter des normes qui augmentent les coûts.

alors qu’il suffirait de taxer les produits entrant sur le territoire pour que les nôtres puissent faire face, et le tour serait joué. Seulement voilà, il y a la libre circulation érigée en dogme idéologique.

Ce gouvernement d’incompétents devrait simplement prendre des mesures fiscales à l’encontre de la marchandise qui n’est pas soumise aux mêmes normes que le reste de la marchandise vendue sur le territoire national, il devrait lever unilatéralement l’embargo odieux contre la Russie qui nous fait beaucoup de mal et je vous promets que les éleveurs rentreront immédiatement sur leurs exploitations où ils ont fort à faire.

Vous allez me dire, “mais il y a les traités internationaux”… Ben les traités internationaux cela se dénonce. Le gouvernement français sait très bien brandir la menace de dénonciation pour forcer la Suisse à renégocier certains accords fiscaux. Donc quand on veut on peut.

Le problème de ce gouvernement est qu’il ne veut pas.

alors il ne reste qu’une chose à faire: Hollande Dégage.

Jacques Frantz

Loi Macron, loi Mamon!

Loi Macron, Loi Mamon.

comme on l’a vu, le gouvernement est passé en force pour obtenir l’adoption de la loi Macron du nom du sinistre ministre de l’économie de Manuel gaz.
Le premier enseignement qu’on peut tirer de ce passage en force, c’est qu’il est tout sauf étonnant.
Le deuxième enseignement c’est que la gauche a toujours trahi la gauche. Comme je crois l’avoir dit, si la gauche était bonne, je serais de gauche. Je comprends du reste pourquoi de nombreux électeurs issus historiquement de la gauche se tournent désormais vers le vote contestataire, et plus particulièrement vers le Front National.
En effet, la loi Macron n’aurait pas déparé sous un quinquennat sarkozyste. Elle constitue une attaque vive sur plusieurs fronts.
D’abord, elle grignote les acquis sociaux. Le droit au repos dominical n’a jamais été mis en question. Même au temps du servage. C’est du reste l’un des freins à la réforme. Le catholicisme et ses saints donnait l’occasion de plusieurs journées chômées. Avec la réforme, plus de fêtes de saints et tout le monde au boulot. Les ouvriers agricoles et les domestiques de tout poil ont assez peu goûté ce surcroît de travail. Aujourd’hui, le tabou du dimanche jour sacré est en train d’être grignoté.
D’abord 5 dimanches, puis douze, puis tous. J’entends déjà les arguties des ultralibéraux nihilistes. Ce serait sur la base du volontariat. aucun patron ne pourrait contraindre un employé à travailler le dimanche. Sauf que lorsqu’un pays compte 5 millions de chômeurs, la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail est largement en faveur de l’employeur qui aurait tôt fait de remplacer un employé au volontariat défaillant. Un autre argument consisterait à dire qu’après tout peu importe le jour de repos hebdomadaire pourvu qu’il y en ait un. Ainsi, chaque membre de la famille a son jour de repos. Pas étonnant de la part d’un gouvernement qui abhorre la famille. La cohésion familiale est ainsi mise à mal une fois de plus. Or on sait que la cohésion familiale est la base de toute cohésion sociale. Ça tombe bien car de cela non plus le gouvernement n’en veut pas. Il préfère les communautarismes qui offrent des viviers d’électeurs. À terme, c’est le règne du clientélisme et de tous les marchandages électoraux. Ça tombe plutôt bien, pépère adore ça.
Pourtant, un pays qui veut être soudé et fort a besoin de rythmes partagés. Il a besoin de temps communs d’activités et de temps communs de repos. Le dimanche en est (je suis tenté de dire en était) un. De même, chacun sait qu’au mois d’août le pays est assoupi dans la torpeur estivale.
Enfin, tout cela est justifié au nom de la sainte croissance. On vous expliquera que si on veut que la croissance soit au rendez-vous, il faut relancer la consommation à tout prix. Pour se faire, il faut assouplir les règles. Ben oui franchement comment n’y avais-je pas pensé. Si tout est fermé quand les gens se reposent, les gens qui se reposent ne peuvent pas consommer. Avec la loi Macron, comme personne ne se reposera en même temps, il y aura un roulement entre ce qui travaillent et ceux qui se reposent et consomment. Pour ce qui est de la cohésion sociale et familiale, ma foi tant pis.
On a fait la même chose dans les années 70 en échelonnant les vacances scolaires. ainsi, on a pu tripler la fréquentation des zones touristiques. Sauf qu’à terme, à ce petit jeu-là, c’est la fin des acquis et du principal d’entre eux le repos dominical. Il faudra choisir entre aller à la messe ou au culte et garder son boulot. En temps de crise il faudra bien réfléchir à ses priorités.
c’est quand même bien pratique les crises. En période de vaches grasses, essayez donc de toucher à un acquis social. Mettez là-dessus une bonne crise, et tout le monde accepte docilement les réformes les plus abjectes d’un bankster arrogant. Le pis est que cette réforme ne résoudra rien. Elle aggravera la précarité et fera en sorte que les classes moyennes aillent grossir les rangs des nouveaux travailleurs pauvres. Or la finance, vous savez l’ennemi de pépère, a besoin de pauvres. Cela tombe plutôt pas mal car Emanuel Macron est l’homme des banques et rien d’autre. C’est l’homme qui fait du fric avec du fric. C’est le zélé serviteur de Mamon. Pour tout cela, il est plus que temps que Hollande dégage.