SANS LA MARQUE DE LA BÊTE, TU NE POURRAS PLUS NI ACHETER NI VENDRE

SANS LA MARQUE DE LA BÊTE, TU NE POURRAS PLUS NI ACHETER NI VENDRE

Voilà quelques temps que j’utilise un service financier dont je terrai le nom, mais dont j’éprouve beaucoup de satisfaction.

Ce service me permet de détenir une carte bancaire sur laquelle je peux faire toute une série d’opérations qui, autrefois, quand je les demandais à ma banque, m’étaient facturées un prix exorbitant eu égard au travail que cela demande. <+–more–>

Comme je l’ai dit, ce service me donne grande satisfaction. Et malgré la réticence à m’abandonner dans le sens de la pente vers une société sans argent liquide, j’avoue que j’ai bien profité des avantages que me donnait ce service. Cartes physiques et virtuelles gratuites, opérations de change sans frais, j’en passe et des meilleures.

L’interaction avec ce service se fait exclusivement par téléphone mobile. Or ce matin, lors de la mise à jour de l’application, on nous explique que désormais, il sera possible de faire des dons directement à des organisations internationales et non gouvernementales choisies par l’entreprise en question.

Trois organisations sont proposées:
Une organisation écolo très connue,
une organisation également très connue s’occupant de l’enfance,
et enfin une organisation de défense des droits LGBTI

Le jour où il y aura dans la liste la fondation Lejeune et la manif pour tous, on pourra parler d’impartialité. Pour l’heure, je resterai réservé à ce sujet.

Ce qui par contre me préoccupe, c’est que de la facilitation du don volontaire à l’encouragement appuyé et au prélèvement automatique et obligatoire, il n’y a qu’un pas.

Remarquez qu’au moins, ceux qui me traitent de complotiste lorsque je dit que les grandes ONG prétendument caritatives sont aux mains de la grande finance pourront aller se rhabiller.

Et dire que l’été d’ordinaire m’était léger…

Jacques Frantz

Loi Macron, loi Mamon!

Loi Macron, Loi Mamon.

comme on l’a vu, le gouvernement est passé en force pour obtenir l’adoption de la loi Macron du nom du sinistre ministre de l’économie de Manuel gaz.
Le premier enseignement qu’on peut tirer de ce passage en force, c’est qu’il est tout sauf étonnant.
Le deuxième enseignement c’est que la gauche a toujours trahi la gauche. Comme je crois l’avoir dit, si la gauche était bonne, je serais de gauche. Je comprends du reste pourquoi de nombreux électeurs issus historiquement de la gauche se tournent désormais vers le vote contestataire, et plus particulièrement vers le Front National.
En effet, la loi Macron n’aurait pas déparé sous un quinquennat sarkozyste. Elle constitue une attaque vive sur plusieurs fronts.
D’abord, elle grignote les acquis sociaux. Le droit au repos dominical n’a jamais été mis en question. Même au temps du servage. C’est du reste l’un des freins à la réforme. Le catholicisme et ses saints donnait l’occasion de plusieurs journées chômées. Avec la réforme, plus de fêtes de saints et tout le monde au boulot. Les ouvriers agricoles et les domestiques de tout poil ont assez peu goûté ce surcroît de travail. Aujourd’hui, le tabou du dimanche jour sacré est en train d’être grignoté.
D’abord 5 dimanches, puis douze, puis tous. J’entends déjà les arguties des ultralibéraux nihilistes. Ce serait sur la base du volontariat. aucun patron ne pourrait contraindre un employé à travailler le dimanche. Sauf que lorsqu’un pays compte 5 millions de chômeurs, la loi de l’offre et de la demande sur le marché du travail est largement en faveur de l’employeur qui aurait tôt fait de remplacer un employé au volontariat défaillant. Un autre argument consisterait à dire qu’après tout peu importe le jour de repos hebdomadaire pourvu qu’il y en ait un. Ainsi, chaque membre de la famille a son jour de repos. Pas étonnant de la part d’un gouvernement qui abhorre la famille. La cohésion familiale est ainsi mise à mal une fois de plus. Or on sait que la cohésion familiale est la base de toute cohésion sociale. Ça tombe bien car de cela non plus le gouvernement n’en veut pas. Il préfère les communautarismes qui offrent des viviers d’électeurs. À terme, c’est le règne du clientélisme et de tous les marchandages électoraux. Ça tombe plutôt bien, pépère adore ça.
Pourtant, un pays qui veut être soudé et fort a besoin de rythmes partagés. Il a besoin de temps communs d’activités et de temps communs de repos. Le dimanche en est (je suis tenté de dire en était) un. De même, chacun sait qu’au mois d’août le pays est assoupi dans la torpeur estivale.
Enfin, tout cela est justifié au nom de la sainte croissance. On vous expliquera que si on veut que la croissance soit au rendez-vous, il faut relancer la consommation à tout prix. Pour se faire, il faut assouplir les règles. Ben oui franchement comment n’y avais-je pas pensé. Si tout est fermé quand les gens se reposent, les gens qui se reposent ne peuvent pas consommer. Avec la loi Macron, comme personne ne se reposera en même temps, il y aura un roulement entre ce qui travaillent et ceux qui se reposent et consomment. Pour ce qui est de la cohésion sociale et familiale, ma foi tant pis.
On a fait la même chose dans les années 70 en échelonnant les vacances scolaires. ainsi, on a pu tripler la fréquentation des zones touristiques. Sauf qu’à terme, à ce petit jeu-là, c’est la fin des acquis et du principal d’entre eux le repos dominical. Il faudra choisir entre aller à la messe ou au culte et garder son boulot. En temps de crise il faudra bien réfléchir à ses priorités.
c’est quand même bien pratique les crises. En période de vaches grasses, essayez donc de toucher à un acquis social. Mettez là-dessus une bonne crise, et tout le monde accepte docilement les réformes les plus abjectes d’un bankster arrogant. Le pis est que cette réforme ne résoudra rien. Elle aggravera la précarité et fera en sorte que les classes moyennes aillent grossir les rangs des nouveaux travailleurs pauvres. Or la finance, vous savez l’ennemi de pépère, a besoin de pauvres. Cela tombe plutôt pas mal car Emanuel Macron est l’homme des banques et rien d’autre. C’est l’homme qui fait du fric avec du fric. C’est le zélé serviteur de Mamon. Pour tout cela, il est plus que temps que Hollande dégage.