RELAYEZ SUR VOS RÉSEAUX
Voici un article trouvé ce jour et commenté par mes soins. Je trouve en effet assez déplorable cette tendance chez des gens qui se prétendent de « nos milieux » consistant à appuyer sans nuances toutes les actions des néoconservateurs israélo-américains. Ce n’est pas une attitude de droite, et encore moins de droiture.
Mes commentaires en italique.
Certains désapprouvent le coup de force de Donald Trump au Venezuela : une opération militaire spéciale, pourrait-on dire, menée en deux temps, trois mouvements à Caracas samedi.
Il semble donc que certaines « opérations militaires spéciales » soient vertueuses.
Avec un minimum d’effusion de sang,
Les familles des 80 morts apprécieront.
et une frappe chirurgicale permettant l’arrestation et l’exfiltration de Nicolas Maduro et de son épouse… Dès ce lundi, ils ont été présentés à la justice américaine, inculpés de narcotrafic et de détention d’armes automatiques.
En quoi la détention d’armes automatiques au Venezuela constitue-t-elle un délit aux États-Unis ?
Le Venezuela a été libéré d’un tyran communiste qui, avec ses méthodes communistes, a assuré à son pays la faim, la misère, la pénurie de tout, y compris de pétrole, alors qu’il possède le plus important gisement mondiaux, pour 1 % de la production mondiale. Maduro, qui a pris la suite de Hugo Chavez, « inventeur » de la variante locale du socialisme marxiste, le chavisme, ne sera pas regretté par les 8 millions de Vénézuéliens qui ont fui le pays aux dires du Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (pour une population totale de quelque 30 millions) : dans le monde entier, la diaspora jubile et festoie dans les rues. Ils rêvent déjà de rentrer chez eux.
Par pure charité on passera sur le français douteux. Certes Jeanne Smits n’est pas nativement francophone, mais la relecture n’est pas pour les chiens tout de même.
Ensuite, désapprouver les manières de cowboys des États-Unis ne signifie pas approuver le régime en vigueur à Caracas ou ailleurs. Cela signifie en revanche que la souveraineté est sacrée, ce qui ne semble pas être le cas pour Jeanne Smits et son groupuscule de débiles composé essentiellement de Bernard Antony et d’Alain Sanders. Je note tout de même au passage que la souveraineté du Venezuela a moins de valeur que la souveraineté ukrainienne. On est en droit aussi de se poser la question de savoir où est-il moins désagréable de vivre au Venezuela ou en Ukraine ?
Vingt-sept ans de chavisme, c’est du collectivisme, de la corruption, de la gabegie, et l’enrichissement pour Maduro qui semblait prêt à négocier son propre départ pourvu qu’on lui laissât la disposition de son immense fortune. Sur le papier, elle est relativement modeste : l’équivalent de quelques millions d’euros. Mais 700 millions de dollars détenus par des sociétés écrans liées au président vénézuélien ont été saisis aux USA. Et au Venezuela, les fruits de la corruption de la part des hommes de pouvoir se compte en milliards.
Même si on ne répètera jamais assez qu’il est hors de question de justifier le régime vénézuélien, on notera que Maduro, lui, n’a pas, contrairement à Zelensky que Jeanne Smits défend fanatiquement avec ses amis, été cité dans les « Panama papers ». Les Porochenko, Timochenko et consort n’ont pas beaucoup de leçon de vertus à donner.
Trump capture Maduro, cris d’orfraie au nom du « droit international »
Autrement dit, les cris d’orfraie des partisans du respect du « droit international », n’impressionnent pas ceux qui sont aujourd’hui débarrassés de Maduro.
On se doute bien que pour les compagnies pétrolières américaines le droit international est un obstacle qui gêne les profits. Sauf qu’en réalité c’est le droit tout court qui constitue pour elles un obstacle.
Evidemment bafoué dans cette affaire, le « droit international » ne l’est-il pas à répétition, depuis que les institutions internationales aux principes et aux objectifs maçonniques tentent d’en imposer le respect dans le monde, heureusement sans armée mondiale pour en assurer l’exécution ? Dans les faits, le pouvoir, la puissance, les intérêts nationaux continuent de s’affirmer, quitte même à mener des guerres de conquête. Nihil novi sub sole, en somme. *Est-ce pour autant une raison ? *
Bien entendu, il était aussi dans l’intérêt de Trump et des Etats-Unis d’être libérés de foyers de guerre asymétrique contre eux au sud des Caraïbes : outre ses richesses minières et pétrolières, le Venezuela représentait une véritable menace contre l’intégrité des Etats-Unis et leurs habitants à travers le trafic de cocaïne qu’affectionne aussi le voisin colombien.
Vu la facilité avec laquelle l’armée américaine s’est emparée du chef de l’État en exercice, j’ai du mal à croire que le Venezuela avait les moyens de menacer l’intégrité de la première puissance mondiale. Que Jeanne Smits ne soit pas une sommité intellectuelle est entendu. Mais là tout de même il ne faut pas abuser. J’ajoute que si la cocaïne était un véritable facteur de déstabilisation et constituait une menace, rien n’empêcherait les États-Unis d’en réprimer la consommation et et le trafic par des peines beaucoup plus sévères. À mon avis, la peine de mort systématiquement appliquée aux détenteurs et aux trafiquants, sans éliminer le problème (on ne l’élimine jamais), aurait tout de même pour effet de le circonscrire sérieusement. À ma connaissance, ce n’est pas fait.
La gauche parle de guerre hybride dans l’autre sens, des USA contre le pauvre Venezuela, mais en attendant ce sont des sociétés pétrolières américaines qui ont été nationalisées sous Chavez en 2007, à travers une saisie qui a abouti à l’effondrement de cette industrie.
Pauvres magnats du pétrole. Reste qu’en nationalisant, Chavez n’a fait qu’exercer son droit souverain.
Trump a déjà annoncé leur retour au Venezuela, et avec elles, les investissements et infrastructures qui vont remettre la production sur pied, donnant aux Etats-Unis une place de choix parmi les pays producteurs, et la capacité de garder les prix bas. *Nous voilà rassurés. *
Le Venezuela va manquer à la Russie
Indirectement, c’est la Russie qui s’en trouvera affaiblie, car Trump a déjà annoncé vouloir alimenter la Chine dont les achats d’or noir aidaient à financer la guerre russe contre l’Ukraine. À ceci près que Jeanne Smits ne connaît pas l’éventuel accord ayant pu intervenir entre les États-Unis, la Russie et la Chine. Mais bon, j’avoue que ça devient compliqué pour une cervelle légumineuse batave.
Chute des prix, clients qui partent : c’est une fort mauvaise nouvelle pour Poutine que cette attaque contre un allié historique.
Enfin d’ici que ce soit suffisant pour inverser le cours inexorable des choses en Ukraine… J’ai quelques doutes.
Trump a aussi utilisé les armes américaines en Iran, et menace, fort de son opération de Caracas, la Colombie, annonce que la dictature communiste à Cuba tombera d’elle-même.
Le dernier qui a essayé à Cuba a eu des problèmes.
L’Iran, la Russie et la Chine perdent un allié de choix qui ne fournissait pas sa population en énergie mais parvenait à leur en vendre, qui achetait leurs armes, et constituait pour ces alliés historiques (du temps de l’URSS comme par la suite) une tête de pont face aux Etats-Unis tout comme un territoire essentiel en Amérique latine, où Russes et Chinois avaient une présence que le discours officiel ne permettait pas de qualifier de « coloniale ».
Donc Trump fait ce qu’il veut où il veut si j’ai bien compris. Mais si Trump revendique une zone d’influence, il ne sera pas longtemps légitime à la refuser à d’autres, qui du reste se passeront de sa permission. Donc l’Europe orientale pourrait bien un jour repasser sous influence russe, tandis que Taïwan pourrait devenir territoire chinois.
La politique de Trump est finalement assez claire. Il s’en prend au bloc russe, au bloc des BRICS (qu’on en finisse avec le mythe de la multipolarité colporté par la Russie qui a ses anciens affidés, alliés, « non-alignés » de toujours avec elle) et montre son impatience à l’égard des idées maçonniques de mondialisme. Il l’a dit au sujet de l’Union européenne dans son récent document sur la Stratégie de Sécurité nationale : il n’a que faire d’une institution qui favorise l’immigration, bride son industrie et son esprit d’initiative par « l’étouffement réglementaire », en particulier climatique, tout en bâillonnant la liberté d’expression au nom d’un wokisme que lui-même combat pied à pied…
Onconstate que les Américains sont davantage pressés de “libérer” les peuples opprimés quand il y a du pétrole.
Que vient faire la maçonnerie là-dedans, direz-vous. Le Venezuela ne semble pas porter les « Frères » dans son cœur, vu quelques décisions prises contre eux par Maduro lui-même. Oui mais… Il a prêté serment devant le portrait de ce grand maçon qu’était Simon Bolivar, artisan de l’indépendance face à la très catholique Espagne, il est à la tête de la « République bolivarienne du Venezuela », et l’Assemblée nationale du pays a reçu en grande pompe les francs-maçons de la Grande Loge du Venezuela en 2024.
On rappellera à Jeanne Smits que c’est sous l’influence américaine que les francs-maçons ont fait leur retour triomphal en Russie sous Eltsine.
Pas si honnis que cela !
Trump contre Maduro, c’est un acte contre le mondialisme socialiste.
Non c’est un acte pour payer sa dette électorale au lobby pétrolier.
D’un côté, donc, un président des Etats-Unis qui détricote le mondialisme, de l’autre un président marxiste qui, au pouvoir, dénonçait si volontiers le sionisme, les juifs, Israël comme responsables de la contestation de sa réélection si douteuse. Il apparaît comme antisémite sans être dénoncé par le concert international, c’est significatif.
donc quand Jeanne Smits se dit catholique elle se trompe de chapelle. C’est à la synagogue qu’il faut qu’elle aille.
Le soutien des USA à Israël est réel, quoique distant, Ah bon ? Qu’est-ce que cela serait s’il était proche ! et Trump assure avoir bénéficié de la collaboration d’Israël, qui en tout cas se montre plutôt content.
Nous voilà à nouveau rassurés.
Et pour ce qui est de la « judéo-maçonnerie », on repassera, on voit dans cette histoire comme dans d’autres qu’elle n’est pas du tout vérifiée.
Si tu le dis !
Il est intéressant d’ailleurs de voir les réactions internationales à l’opération « Absolute Resolve ».
La Russie et ses alliés – Cuba, Iran… – dénoncent. Russia Today titre : « L’histoire de Maduro est le dernier chapitre en date de la lutte de l’Amérique latine contre l’empire », dans une région qui « au cours des siècles a connu des traîtres disposés à tout vendre aux pouvoirs coloniaux ». Et de chanter les louanges des meneurs maçonniques qui au cours des siècles, se sont dressés contre le « pouvoir impérial hispanique » ; de rappeler l’exemple de Salvador Allende, de Fidel Castro, de Che Guevara.
À ceci près que je ne sache pas que Guevara était maçon. En revanche, Pinochet, mis en place par la CIA, lui, l’était. C’est même pour ça qu’il était l’aide de camp d’Allende.
Maduro, assure l’article, finira sur les autels à leurs côtés, avec Simon Bolivar, citant Sandew Ira, secrétaire de la Decolonial International Network Foundation.
Le président communiste du Venezuela soutenu par l’UE et l’ONU
L’UE et l’ONU réclament le respect du « droit international », la première en critiquant Maduro mais en condamnant l’action américaine, tout comme le travailliste Keir Starmer, et les chefs d’Etat mexicain et brésilien. Emmanuel Macron qui dans un premier temps s’était montré satisfait est vite rentré dans le rang de la glorification du « droit international ». L’ordre maçonnique mondial, pour le dire autrement.
Ou pour le dire encore autrement le droit de chaque pays à la souveraineté.
Sans surprise, Javier Milei, Giorgia Meloni (qui qualifie l’opération de « légitime » au titre du droit de légitime défense contre le narcotrafic) ont applaudi. Cet « ordre », ils y sont justement opposés, au contraire de la Russie et de ses proches.
La question est aujourd’hui sur toutes les lèvres : à qui le tour ? Trump lance des menaces : il profite de l’avantage que crée la peur devant une action spectaculaire. Il a indiqué ne pas vouloir occuper le Venezuela mais entend bien surveiller la situation pour éviter l’arrivée un nouvel avatar du chavisme.
« Si j’étais à La Havane je serais très préoccupé », a déclaré Marco Rubio : le secrétaire d’Etat américain sioniste fanatique a rappelé qu’il y avait beaucoup de Cubains parmi la garde rapprochée de Maduro et dans le renseignement vénézuélien, et que l’embargo contre la vente de pétrole à Cuba – une nécessité vitale pour l’île – serait mis en œuvre avec sérieux.
Et après c’est Maduro qu’on accuse de faire crever les populations de faim ?
Voilà une histoire qui n’est pas terminée, et qui bouleverse profondément l’équilibre du monde.
Oui, enfin nous ne sommes pas à l’abri de nombreuses surprises. Je suis tout de même surpris par la posture de Jeanne Smits qui ne tarit pas d’éloges sur Trump alors que sa petite bande de débiles ont la bave aux lèvres quand ce même Trump négocie la paix avec la Russie. Je vous laisse méditer.
Jeanne Smits, avantageusement corrigée par Jacques Frantz
https://reinformation.tv/trump-maduro-venezuela-russe-smits/
Bonjour,
Je pense qu’on ne gagne jamais à avaliser a posteriori des méthodes de barbouses.
Trump a fait kidnaper le dirigeant d’un pays souverain. c’est quelque chose d’extrèmement grave qui devrait, pour le coup, mettre les US au banc des nations civilisées.
comment venir donner après ça des leçons de vertues à la Chine?
Pour le reste, CF mon commentaire sur le billet précédent, en cas d’arrivée au pouvoir d’un RN même totalement édulcoré, certains sauront et auront les moyens de neutraliser le président de la république, pour mettre à la place n’importe quel fantoche suceptible de poursuivre la défense des intérêts de leur communauté.
Penser que Trump est le défenseur d’un occident chrétien qui viendra par proxy comme un espèce de sauveur en France le moment venu, c’est juste d’une bêtise totalement crasse.
Idem pour Poutine d’ailleurs.