CASTRO, BARBARIN, PINOCHET OU HAMILTON?

CASTRO, BARBARIN, PINOCHET OU HAMILTON?

Il faudrait être sourd ou aveugle pour ne pas savoir que Castro est mort, tant les journalistes se répandent en hommages obscènes et diarrhéiques. J’avoue que la désinformation qui se déchaîne depuis ce matin m’inspire un certain dégoût. Non, décidément, l’élection de Trump ne leur a pas suffi, ces gens-là n’apprennent rien et n’apprendront jamais rien. Il y a quelque chose lecteur que je voudrais, si tu me le permets, partager avec toi. Comment expliques-tu que tous ceux qui ont applaudi à la fin des dictatures en Amérique Latine, s’exhibent aujourd’hui la larme au groin à la mort à 90 ans d’un des pires dictateurs du XXe siècle? Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un parallèle avec la mort sordide hier soir du photographe David Hamilton, retrouvé sans vie à 83 ans dans son appartement parisien? <!–more–
Conviens avec moi lecteur qu’il y a quelque chose de choquant à voir se répandre les hommages de notre élite décadente à la mort de Castro. Alors bien sûr on nous répète en se pinçant un peu le groin que bien sûr il y aurait un peu à redire sur la question des droits de l’homme. Bien sûr, les libertés n’étaient pas tout à fait ce qu’elles auraient dû être dans un pays progressiste. Cela dit il faut comprendre… l’embargo américain, le monde des ténèbres contre la lumineuse révolution de Cuba où on peut devenir médecin sans débourser un centime, mais où la nourriture la plus immonde s’achète au marché noir. Parce qu’à part les dictateurs au pouvoir et les touristes, peu nombreux à Cuba sont ceux qui mangent de la langouste.

Cette élite (la nôtre) décadente m’étonnera toujours par sa mauvaise foi. Alors qu’on passe comme chat sur braise sur les arrestations, les exécutions de masse et l’imposition à toute la population d’une disette due à l’application à marche forcée d’un système économique aberrant, que n’a-t-on pas dit de Pinochet au Chili qui a rendu au pays sa prospérité et a quitté le pouvoir se soumettant à un référendum dont il était à l’initiative.

Comme un bonheur n’arrive jamais seul, on a appris le décès du photographe David Hamilton, resurgi dans l’actualité après l’accusation de pédophilie lancée par une journaliste qui relance ainsi sa carrière. Oui parce que feindre de découvrir que David Hamilton était pédophile est à peu près aussi gros que se déclarer surpris d’apprendre que Tarik Ramadan est musulman. Quand on voit les photos d’Hamilton, il n’y a pas beaucoup de doutes possibles. On peut toujours se poser la question de savoir pourquoi le système a mis une fin brutale à des décennies d’impunité pour Hamilton, mais j’avoue ne pas avoir la réponse. Toujours est-il qu’impunité il y a eu et que bon nombre de personnalités de l’élite jouissent de cette omerta politique et médiatique. Bizarrement, les médias sont beaucoup plus bavards lorsqu’il s’agit d’un responsable de l’Église catholique. La parole d’un blanc contre un noir ou un arabe est raciste. La parole d’un noir ou d’un arabe contre un blanc est une opinion. Un bon mot du Canard enchaîné fait rire, alors que le même bon mot de Jean-Marie Le Pen le conduit directement en correctionnelle.

Ainsi la gauche règle sa morale non pas en fonction du délit, mais de son auteur. Certains sont “autorisé”, mais d’autres non. Le régime de Pinochet était une dictature, alors que le régime de Castro est un régime autoritaire. Pourtant, le jour où les archives cubaines s’ouvriront, il faudra que nos bons moralistes de gauche se pincent très fort l’appendice nasal pour ne pas sentir l’odeur des charniers du communisme cubain. Et on ne parle pas ici seulement des exécutions de masse d’une dictature extraordinaire, on parle aussi des morts de la misère économique. Parce que le communisme c’est aussi cela. C’est une idéologie qui a construit son socle sur des théories aberrantes qui conduisent immanquablement à la misère et à la mort.

Il nous est dit que Castro doit être incinéré. Je gage que le feu qui le brûlera ne s’éteindra pas. Pour moi, c’est une minute de soleil en plus.

Jacques Frantz

3 réflexions au sujet de « CASTRO, BARBARIN, PINOCHET OU HAMILTON? »

  1. Quelques liens vers des interventions d’Armando Valladares, figure emblématique de ce que furent les prisons sous ce régime présenté comme le « socialisme qui chante »… Celle-ci, à l’occasion de l’une des nombreuses rééditions de son livre témoignage:

    Ou encore cet entretien au sujet de la torture infligée aux prisonniers politiques là-bas:

    En Espagnol toujours, mais avec traduction simultanée en Anglais:

    Ou encore celle-ci:

    Qui peut avoir encore envie de pleurer Fidel Castro après avoir entendu ces choses ? Et son charmant frère Raul, malgré le « réchauffement diplomatique » que l’on sait, ne vaut pas mieux! Dans ces vidéos, il est question d’un sinistre endroit connu sous le nom de La Cabaña. Sait-on que le bourreau de ce lieu immonde où des exécutions avaient lieu tous les jours, n’avait d’autre nom que celui de… Ernesto GUEVARA. Tout est dit, n’Est-ce pas ?

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