RELAYEZ SUR VOS RÉSEAUX
Un collègue très cher m’a demandé si je pouvais faire un article sur le camouflet reçu par Vladimir Zelensky et Benjamin Netanyahou lors de leurs discours à l’ONU. Commandez, je fournis.
D’abord, il faut comprendre que ces deux personnages pour qui, malgré tous mes efforts d’impartialité je n’ai pas grande sympathie, ont des noms assez récents. Zelensky a transformé son prénom de Vladimir quand il fallait vendre ses sketch débiles à la télévision russe, en « Volodymyr » pour se faire élire président de l’Ukraine. Quand à Netanyahou, les parents étaient Mileïkovsky avant de prendre un nom plus sioniste lors de leur émigration en Palestine mandataire et qui signifie… Dieudonné.
Mais venons à l’analyse de ce qui s’est passé récemment lors du débat général de l’Assemblée Générale de l’ONU à New York. Chaque année, les chefs d’États, de gouvernements ou leur représentant s’expriment à l’ONU sur la marche du monde. C’est très cérémonieux, très protocolaire et, même si c’est un peu hypocrite, c’est au moins un moment où les grands de ce monde se parlent et s’écoutent. Sauf que lors de l’intervention du Premier ministre d’Israël et du président contestable et contesté de l’Ukraine, la majorité des délégations a quitté la salle de l’Assemblée.
Je ne vous apprendrai rien en vous disant que M. Zelensky est juif. Eh bien au risque de vous étonner, Netanyahou l’est aussi. Par conséquent, nous sommes contraints de nous rendre à l’évidence : l’acte hostile des délégations consistant à quitter ostensiblement leur place pour ne pas écouter précisément ces deux orateurs est un acte antisémite. Je m’étonne que le Secrétaire général n’ait pas vivement dénoncé cet acte pour ce qu’il est. J’espère que le gouvernement des États-Unis prendra bonne note de la liste des délégués qui ont affiché un tel comportement pour ne plus leur accorder de visa lors de la prochaine Assemblée générale. Oui parce que malgré les engagements pris au moment de choisir le siège de l’ONU bâtie sur le cadavre de la Société des Nations, les États-Unis s’arrogent le droit d’accorder des visas à qui bon leur semble. Le lecteur m’objectera que les États-Unis exercent de plein droit leur souveraineté, ce à quoi je répondrai qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre et que ce faisant on nie à l’ONU son caractère extraterritorial. Bien entendu, les États-Unis ne s’attaqueront jamais à un aussi grand nombre d’États à la fois. Cependant, la question, (même un peu hors sujet) méritait d’être posée.
Toujours est-il que les images d’une salle vide en disent beaucoup plus long que tous les discours voire les articles de votre serviteur sur l’indignation que suscite non seulement l’attitude de ces pays, mais aussi le comportement occidental en général. Il démontre, s’il en était besoin, que la force brute ne suffit plus et que le camouflet infligé à Benjamin et Vladimir ressemble fort à un acte d’émancipation d’une majorité d’États qui n’en peuvent plus de vivre sous le joug dictatorial de ce que certains appellent le « milliard doré ». À méditer pour l’avenir.
Jacques Frantz
En tout cas, les masques tombent, et on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas.
Le discour de Netanyahou a été un véritable salmigondis de Satan.
Je pense que même du temps de certains illuminés comme Nasser, on n’avait pas atteint une telle ignominie.
Il faut croire que Netanyahou se sait avoir une totale impunité où qu’il se rende et quoi qu’il fasse ou décide, pour parler de la sorte.
Il faudra quoi encore pour qu’on finisse à leur dire en face à face que leurs accusations récurantes d’antisémitisme, on est quelques milliards à s’en foutre totalement?
Sommes-nous collectivement assez pleutre et paralysés telle des fourmies noyées dans une flaque d’eau pour les laisser faire?