MASSACRE DE BOUTCHA, LES LEÇONS DE L’HISTOIRE NE RENTRENT PAS

MASSACRE DE BOUTCHA, LES LEÇONS DE L’HISTOIRE NE RENTRENT PAS

Voilà plus de 24 heures que les médias de grand chemin sont déchaînés à Propos d’un massacre dans la ville de Boutcha, dans la banlieue de Kiev.
Voici le communiqué de presse russe daté du 4 avril:

La Russie a annoncé la présentation d’éléments relatifs à la situation à Boutcha

La Russie a annoncé, par l’intermédiaire de son ministre des affaires étrangères, M. Sergey Lavrov, qu’elle présenterait des éléments relatifs à la situation dans la ville de Boutcha, lors d’une conférence de presse spéciale qui se tiendra à New-York. “Aujourd’hui même, lors d’une conférence de presse, nous allons, par l’intermédiaire de notre représentant permanent auprès de l’Organisation des Nations Unies à New-York, présenter des éléments détaillés démontrant la véritable nature des événements que nos collègues occidentaux tentent de faire passer pour des crimes de guerre commis par la Fédération de Russie.” Le ministre annonce que la Russie insistera pour que soit diligentée une enquête sur les crimes de guerre commis par les forces armées ukrainiennes et les groupes nationalistes et néonazi. Et Lavrov d’ajouter:
“Nous travaillons avec nos amis et collègues pour (…) étayer ces accusations par des éléments détaillés, concrets et irréfutables.” Plus tôt, il avait été annoncé qu’une réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU se tiendrait ce mardi 5 avril à 10 heures (16 heures, heure de Paris), où seraient abordés les événements survenus à Boutcha. De son côté, le Haut Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Mme Michèle Bachelet, a déclaré que rien ne devait être négligé pour que toute la lumière soit faite sur les exactions massives perpétrées contre des civils à Boutcha.

Comme dit la chanson, “Oui mais ça c’était hier, et hier c’est passé!” Depuis, le camp du bien a réfléchi. Or après mure réflexion, la Grande-Bretagne, qui préside le Conseil de Sécurité jusqu’à la fin du mois d’avril, a fait savoir qu’elle refusait de réunir le Conseil. Si on en croit le Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies à New-York, M. Vasily Nebenzya, cette mesure est sans précédent.

Vous la voyez venir l’arnaque? Certains ont semble-t-il oublié l’affaire de Timisoara où, en décembre 1989, les anciens amis de Ceaușescu qui venaient de le renverser, avaient récupéré des cadavres dans les morgues aux alentours de la ville de Timisoara pour faire croire à des exactions massives de la part du défunt régime. Toute la presse occidentale avait marché dans la combine en jurant, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus. Il est fort dommage que l’hystérie russophobe rende à la fois aveugle et amnésique.

Je conclurai en m’étonnant de ce que dans cette affaire, les accusés demandent une enquête que les accusateurs refusent. Le communisme aurait-il changé de camp?
Jacques Frantz

3 commentaires

  1. Bonjour,

    Je vais m’autoriser une critique de ton article :
    l’espression « leçons de l’histoire », précisément, est un sophisme créé par les cosmopolites et à usage unique des faits liés à la seconde guerre mondiale et à la communauté juive.

    Ne jamais utiliser cette expression moralisante dans tout autre contexte.

    Une fois qu’on a dit ça, il me semble que tout est dit.
    Il vaut mieux éviter, à mon sens, d’aller pêcher des idées en recourant au vocable mémoriel des cosmopolites.

    1. Merci de ton commentaire. C’est une façon de voir que je respecte. après on pourra toujours objecter qu’il est intéressant d’aller chercher l’ennemi sur sa propre dialectique.

  2. La réunion du Conseil de Sécurité a finalement eu lieu. La séance publique a, comme d’habitude, été un dialogue de sourd. Cette histoire est tellement grosse qu’elle ne peut que mal se terminer pour ceux qui l’ont engagée. On aimerait entendre Reporters sans frontières à ce sujet.

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