C’EST L’HISTOIRE DU PETIT POUCET

C’EST L’HISTOIRE DU PETIT POUCET

Chacun se rappelle l’histoire terrible du “petit Poucet”.
Résumons à l’intention des lecteurs non francophones:
Il était une fois une famille très pauvre avec sept enfants. N’ayant plus rien à leur donner à manger, les parents résolurent de perdre leurs enfants dans la forêt. Le plus jeune, le plus petit, mais aussi le plus intelligent des enfants qui avait espionné la conversation, se leva de bon matin pour ramasser des petits cailloux blancs qu’il sèmerait le long de son chemin, si bien que le moment venu, il pourrait ramener ses frères à la maison. Lorsqu’ils furent perdus, les frères du petit poucet furent bien aise d’être reconduits par le plus petit d’entre eux. Surtout que dans l’intervalle, les parents avaient reçu une somme inespérée leur permettant de résoudre leurs problèmes d’argent.
Hélas, les parents idiots et dépensiers vécurent sur l’acquis, si bien qu’il fut bientôt nécessaire, faute de pouvoir les nourrir, de perdre à nouveau les enfants dans la forêt. Cette fois, pas question de cailloux blancs car les parents avaient pris soin de fermer la porte à double-tour. Le petit poucet, bien qu’affamé, décida, au lieu de manger le quignon de pain que la mère leur avait donné pour la route et la journée de travail, l’utilisa pour l’émietter et en parsemer son chemin. Hélas, quand les garçons furent à nouveau perdus, les miettes de pain avaient été mangées par les oiseaux. Le petit poucet réussit néanmoins à conduire ses frères vers une maison qui s’avéra être la maison d’un ogre qui mangeait les enfants. Étant donné la situation d’urgence dans laquelle étaient les enfants, la femme de l’ogre résolut de prendre le risque de les accueillir. De retour, l’ogre flaira la présence des garçons et après bien des vicissitudes, (ayant entre autre égorgé par erreur ses propres filles), ne parvint pas à les manger. Par une nouvelle ruse, le petit poucet parvint à fuir avec ses frères et à s’approprier les richesses de l’ogre qui mit sa parentèle définitivement à l’abri.

Décryptage

Les parents du petit poucet ce sont le gouvernement pour le papa, et la médecine pour la maman qui, pour des raisons prétendument humanitaires, vouent leurs enfants à une mort certaine. Les enfants c’est la population de notre pays. Cette population qui ne peut se résoudre à imaginer que papa et maman sont malveillants au point de faire mourir leurs enfants pour couvrir leur faillite. Il est en effet très difficile d’imaginer que les parents à qui on doit tout, et en premier lieu la vie, ont le dessin concerté de faire mourir leurs propres enfants. L’ogre c’est le parti de l’étranger et les multinationales auxquels le gouvernement a livré la population.

Le petit poucet c’est cette frange éveillée de la population qui sait décrypter les véritables intentions de papa et Maman. Peu importe ici que le rôle de la maman soit joué par un homme puisqu’il paraît que c’est “tendance”. C’est par le plus petit des frères, celui qu’on ne remarque pas, celui qui passe inaperçu, le “sans dents” qu’on méprise, que vient pourtant le salut.

Mais au fait, d’où lui vient son intelligence? D’où lui vient qu’il est éclairé?

Son sens de l’identité. Être intelligents c’est d’abord savoir qui nous sommes. En semant ses cailloux, il se préoccupe d’où il va et donc d’où il vient. Il est attaché à ses racines (sa maison) où il revient puiser ses resources, enfin à son histoire, seule capable d’éclairer le chemin parcouru et à parcourir.

Pour faire bonne mesure, il est altruiste. Au lieu de manger bêtement son pain comme le reste de la population, il s’en prive, malgré la faim, pour l’utiliser dans l’intérêt de la collectivité nationale. On notera au passage que l’ambition du petit poucet se limite à sauver ses frères. Il n’a pour ambition de sauver ni le Mali, ni l’Ukraine, ni la planète. C’est parce qu’il sauve d’abord les siens qu’il est fort.

L’ogre, comme nous l’avons vu, c’est l’étranger conquérant. C’est un anthropophage insatiable qui va par erreur et par bêtise jusqu’à égorger ses propres enfants. Cela n’est pas sans rappeler l’armée américaine qui, pour écraser l’Iraq n’hésitait pas à abattre quelques positions dans son propre camp, (les fameux “friendly fire”). Pour faire à nouveau bonne mesure, l’ogre est aussi le sacrificateur d’enfants. Il est incapable de distinguer ses propres enfants des enfants des autres, tellement il est insatiable et criminel.

L’épouse de l’ogre, c’est la population du ou des pays étrangers aux-quels nous avons été vendus. Comme cette population, l’épouse de l’ogre est à distinguer de son gouvernement, (l’ogre), qui exerce sur elle une tyrannie domestique destructrice. L’épouse de l’ogre est bienveillante. Elle accueille les enfants malgré le danger et essaie de leur éviter la mort. Elle n’hésitera pas à se dépouiller de son or pour sauver son tyran de mari du danger.

L’action du petit poucet va enfin permettre une prospérité durable et un bonheur sans fin nécessaire à la conclusion de tous les contes.

Vous allez voir que l’histoire peut être contée à ’infini.

Il était une fois, dans un pays imaginaire, une paire composée de Manu et de son mari Michou qui avaient acheté sept garçons dans un orphelinat ukrainien. Ces sept garçons avaient été produits par GPA pour une autre paire de progressistes bien connus des téléspectateurs d’émissions poubelle. Or comme ce couple ne voulait que des filles, ils décidèrent de renoncer au bout de la septième tentative. Ils renoncèrent avec soulagement d’autant que le petit dernier était minuscule, malingre et un peu autiste. Comme il était à peine plus gros que le pouce de Manu en érection, on l’appela “le petit poucet”. Le couple… Pardon! La paire avait flashé sur six des garçons à cause de leur joli petit derrière. Mais le directeur de l’orphelinat avait lourdement insisté pour que nos deux tourtereaux prennent aussi le petit poucet dans le lot. Notre paire infernale conclut que la transaction en valait la chandelle et acheta le septième enfant finalement peu encombrant.

Or il advint que le tout petit, préservé par son physique de certains jeux dangereux normalement réservés aux adultes, se développa intellectuellement au-delà de toute attente. Il était doué, malgré sa taille, d’une mémoire d’éléphant et d’un esprit d’analyse hors du commun. Il avait notamment compris que la véritable intelligence, c’est celle qui passe inaperçue.

Un beau jour ou peut-être une nuit, alors que lui et ses frères étaient couchés, il se leva sans bruit et se glissa jusqu’au grand salon du château où Manu et Michou prenaient une ligne. Michou expliquait que les garçons ne l’inspiraient plus beaucoup et qu’il faudrait songer à s’en débarrasser. Manu objecta que des garçons usagés étaient très difficiles à vendre car le marché était saturé. Il faut dire que Manu en connaissait un bout sur la question, car il avait, dans une autre vie, été proxénète. Comme c’était un mac un peu enveloppé, on l’appelait le mac rond. Mais c’est une autre histoire. En revanche, la fistinière avait toujours besoin d’enfants à sacrifier. On résolut donc sous couvert d’une promenade en forêt de Fontainebleau de conduire les enfants dès le lendemain.

Le petit poucet, qui avait tout entendu courut à la chambre pour avertir ses frères. Cependant, il se ravisa par crainte d’être taxé de complotiste.

N’ayant jamais été doué pour l’écriture, je vous laisse imaginer la fin de l’histoire. Toutefois, qu’il me soit permis d’insister sur l’absolue nécessité de ne faire aucune comparaison avec des situations existantes ou ayant existé. Ce n’est pas parce que vous vivez dans un pays dirigé par des pervers qui vendent tout, (humains et objets) à la découpe qu’il faudrait croire que cette histoire est pour vous.
Je ne tirerai pas un trait sur ces lignes sans avoir remercié la fidèle lectrice qui mes les a inspirées. Comme elle se reconnaîtra, je l’embrasse chaleureusement et fraternellement.

Jacques Frantz

Pour ceux (pardon… Celles et ceux) qui voudraient se rappeler leur enfance ou, pour certains, découvrir, voici l’histoire racontée par notre ami Henri Dès qu’on embrasse.

2 commentaires

  1. Nous sommes nombreux, je pense, à nous demander de quel petit garçon autiste il s’agit… Cela dit, avoir l’ambition de sauver ses frères est en soi un glorieux destin qui vaut que je redise ce tout petit refrain… celui de la parabole dite du Bon Samaritain. Mon prochain, ce n’est pas celui sur lequel veulent me faire pleurer les médias, c’est celui dont la présence, bien réelle et concrète pour moi, éclaire ma vie de tous les jours.

    1. Chère Isabelle,
      Merci de ce commentaire. Il n’y a personne derrière l’enfant autiste qui est un personnage composite mal compris, mais infiniment plus sensible que son entourage. Il fait également référence aux magouilles des orphelinats pour placer des enfants handicapés.
      D’accord avec toi pour dire qu’il est glorieux de sauver ses frères. Cependant, la comparaison avec le bon samaritain s’arrête là. En effet, le Samaritain est d’autant meilleur qu’il n’est pas en danger. Il passe près de quelqu’un en détresse, qu’il aide, alors qu’il eut été plus confortable de passer son chemin. Le petit poucet lui, se sauve en sauvant les autres. Il représente notre destinée commune.
      JF

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