MACRON VA FAIRE LE MALIN EN RUSSIE

MACRON VA FAIRE LE MALIN EN RUSSIE

Freluquet a annoncé qu’en sa qualité de roi du continent européen il se rendrait en Russie et en Ukraine pour remettre de l’ordre.

Comme on l’avait dit, la guerre tant espérée par Bernard-Henri Lévy n’aura pas lieu. Malgré toutes ses incantations cabalistiques, ce triste sire qui ne cesse d’appeler à la guerre pour le plaisir de voir se génocider des goïms entre eux en sera pour ses frais. Tout ça grâce à qui? Mais à notre Freluquet national qui va tout arranger.

La réalité est très simple:
Un affrontement direct entre les deux puissances nucléaires que sont la Russie et les États-Unis est hors de question. Kiev, malgré la monnaie de singe injectée par les États-Unis, n’a pas les moyens de faire la guerre. Xavier Moreau qui est un spécialiste de la Russie de plus en plus écouté, rappelait que la panique créée dans la population par le gouvernement ukrainien dans la perspective d’une guerre avait, par le passé, eu un effet désastreux sur l’économie. L’Allemagne, très dépendante du gaz russe n’a aucun intérêt à des tensions qui aboutiraient à des sanctions économiques contre la Russie. Freluquet, qui comme le rappelait il y a peu Xavier Moreau, n’a enregistré aucun succès diplomatique durant son quinquennat, verrait d’un bon oeil un tel succès à l’approche des échéances électorales.

Donc Freluquet va aller en Russie promettre qu’il fera son possible pour obtenir des Ukrainiens le respect des accords de Minsk qui, rappelons-le, ont reçu l’aval du Conseil de Sécurité de l’ONU (donc des Américains).

À Kiev, Freluquet ira dire à zelensky qu’il n’a pas le choix, ce que ce dernier sait déjà. Je pense qu’il ne manquera pas de promettre une grosse enveloppe de l’Union Européenne, le contribuable européen ayant le dos large.

Les médias à la botte de Freluquet vont nous vendre l’“homme de la paix”, celui par qui la guerre a été évitée, ou encore l’homme d’État sans qui le bain de sang tant redouté sur le continent européen était inéluctable.

Washington est en train de faire le deuil au moins provisoirement de ses fantasmes expansionnistes de l’OTAN. Est-ce un hasard si à l’heure où j’écris on apprend que Stoltenberg quitte la tête de l’organisation?

Poutine quant à lui sort grand gagnant de cette situation. Il a en effet obtenu ce qu’il voulait, à savoir la renonciation de l’Alliance Atlantique à toute expansion considérée comme une menace par le Kremlin. Pas de missiles russes à Cuba et au Vénézuéla, et pas de bases américaines en Ukraine et en Géorgie. Ainsi les vaches seront bien gardées. Alors bien entendu, il faut considérer les garanties américaines avec beaucoup de vigilance. Cependant, pour l’heure, elles constituent un facteur d’apaisement de la crise.

La raison pour laquelle Vladimir Poutine sort gagnant de cette crise, c’est que les revendications affichées par la Russie étaient uniquement défensives et donc raisonnables. À force de trop en vouloir, on finit par perdre. C’est sans doute ce que se dit Joe Biden si toutefois il a suffisamment de lucidité pour cela. N’oublions pas non plus que Poutine, à la différence des Américains, a conscience que sa propre population est menacée. Ça fait une grande différence par rapport à ceux qui vont attiser des foyers de tension sur d’autres continents que le leur.

Jacques Frantz

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