VIVE L’INSULTE

VIVE L’INSULTE

Certains, en commentaires publics ou en privé, me font, (et c’est bien leur droit), grief d’un recours fréquent et excessif dans mes articles à l’insulte.

Première bonne nouvelle, ça va s’intensifier. Par conséquent, s’ils ne sont pas contents, ils peuvent se tirer tout de suite en se désabonnant par la procédure prévue. Cependant, non pas pour me justifier, j’aimerais aborder ici quelques pistes de réflexion sur le principe de l’insulte dans ce que j’ose pompeusement appeler l’“art pamphlétaire”. Oui, parce que non comptant d’être mal élevé, je me prends pour un artiste. Le pamphlet, la diatribe politique est pour moi un art véritable, même si peu reconnu, et je m’enorgueillis, sans y exceller, de me dépatouiller somme toute pas trop mal. En revanche, il n’y a pas de pamphlet sans insulte, sans sobriquets plus ou moins heureux et sans violence verbale.

L’insulte tout d’abord:
Du latin “insultare” attaquer. Attaquer le pouvoir est une nécessité. Sans cela, il n’y a pas de contre-pouvoir. Impossible de s’opposer sans attaquer et/ou caricaturer en ayant recours à une certaine violence verbale.

Qu’on se rassure toutefois, cette violence verbale n’est absolument rien à côté de la violence et des maltraitance que ce pouvoir nous fait subir. Voilà donc pourquoi ça n’est pas prêt de s’arrêter. À mon avis, l’insulte telle qu’elle est pratiquée dans ces lignes, n’affaiblit pas l’opposition, elle la renforce. Elle s’appuie en outre sur une solide tradition gauloise dont même Mazarin a fait les frais sans sourciller. Donc si lire des attaques plus que justifiées contre Freluquet, Jean-Michel Trogneux, l’alcoolique de Montretout, François Hollande ou le couple Obama vous défrise les poils pubiens, retournez vite vous vautrer dans l’égout de la pensée unique, vous éviterez d’en répandre ici les effluves. Si au contraire, vous acceptez celui qui pense autrement, celui qui s’oppose en répondant à la malveillance et à la maltraitance par le seul langage qui convient, votre parole ne sera jamais censurée même si elle dérange.

Un dernier mot enfin sur la haine. La haine, dans une république laïque et ultra-maçonnique ne saurait être réprouvée comme un péché puisque les athées militants que sont les précités ne reconnaissent pas le péché. Du reste, ici, nous n’éprouvons pas de haine. Nous nous contentons d’exprimer de la réprobation et de l’insatisfaction de façon gauloise, enlevée, voire, avouons-le, un peu musclée. Je dis “un peu” parce que si l’on compare ce que je dis à ce qui se disait sur Napoléon du temps de l’empire, le bâton utilisé ici ressemble davantage à un plumeau.

Vous savez désormais où vous êtes. Libre à vous de rester pour lire ou débattre. Si au contraire vous n’êtes là que pour faire la morale, parce que vous supportez mal le semblant d’égratignures infligées aux tyrans que vous adorez, vous êtes invités à aller flatuler vos âneries ailleurs.

Jacques Frantz

4 commentaires

  1. De tous temps il y a eu les fous du roi. On sait qu’outre les mazarinades, il y eut les chansons sur Louis XV et que même le bon roi Dagobert de notre enfance, celui dont la réputation était d’être si distrait qu’il mit un jour à l’envers l’accessoire censé dissimuler la partie la plus charnue de sa majestueuse anatomie… faisait référence en réalité, à Louis XVI et au manque d’autorité qu’on lui prêtait, qui s’apparentait plutôt du reste à une absence de goût pour les affaires publiques. Georges brassens et sa délicieuse gauloiserie, (réjouissons-nous qu’elle fût si réfractaire et n’en déplaise au poudré que l’on sait), a été interdit de radio parce qu’il passait pour être le chanteur qui dit des gros mots… alors que l’immense majorité de ses chansons n’en contiennent pas un seul ! Alors, allions l’insulte à l’élégance verbale, c’est ce qui la rend la plus efficace !

      1. tté d’avoir provoqué une réponse si féroce, même si je suis Surpris par cette hymne à l’insulte qui prend le contrepieds de son post ci-dessous !
        À BORDEAUX, LA FILIÈRE VITICOLE DEMANDE L’AIDE DE L’ÉTAT – Le Blog De Jacques Frantz
        (voir les commentaires) où cette autre citation :
        « Bien entendu, s’il le souhaite, il peut venir répondre ici. Il aura table ouverte pourvu qu’il s’abstienne de toute insulte, de toute diffamation et de
        tout propos contraire à la loi
        «
        Il est vrai que l’art pamphlétaire don tu te gosse et prétend être maître n’est utilisé que comme un cache misère jeté sur le spectacle d’un monde trop difficile à essayer de comprendre au bénéfice de fantasmes passéistes porteurs d’une vision d’autocratie il libérale patriarcale et machiste xénophobe et viscéralement raciste « ex : la grosse Obama »
        Ces quelques citations tirées de ta prose :
        « le lobby des invertis partisans de la culture de mort, Le lobby maçonnique et satanique… Or la clique oligarchique a besoin de cet argent pour accueillir
        les chances pour la France venus des confins de la Méditerranée pour animer la station St-Michel et le Bataclan… »

        « … l’homosexualité,une pratique que je trouve immonde… » Tous ces qualificatifs sont porteurs de haine et légitime la mort de ceux qu’ils désignent.
        Tant que cela me sera permis, je compte bien à mes moments perdus tenir le rôle de poil à gratter de votre bien pensance mortifère .
        …et pour commencer : pourquoi Poutine veut-il faire taire les organisations mémoriales des victimes du stalinisme ?

        1. Mon cher Descargues,

          Je t’ai déjà demandé de résister à la tentation de porter des accusations infondées tombant sous le coup de la loi. Je t’ai aussi demandé de bien vouloir construire des phrases compréhensibles et intelligibles. Je pense que simplifier ta dialectique t’aiderait et partant aiderait les lecteurs à te comprendre si toutefois il y a quelque chose à comprendre.

          Ensuite, te serait-il possible de te départir ne serait-ce qu’occasionnellement de cette obsession pour le Président Poutine? Tu trouves le moyen de le mettre à toutes les sauces, et cela finit par être assez indigeste.
          Enfin, je crois t’avoir déjà dit que tu ne joues pas le rôle de « poil à gratter », mais de « commissaire politique ». Cela te regarde.

          Cela dit j’insiste sur mon premier point, je n’accepterai pas les accusations de racisme ou de légitimation de la mort de qui que ce soit. Merci donc de faire un peu attention. Dans le cas contraire, je serai obligé de te mettre en modération et je ne le souhaite pas, attaché que je suis à la liberté d’expression.

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