CENSURE OU PAS CENSURE?

CENSURE OU PAS CENSURE?

Conviens avec moi lecteur qu’il y a des jours où la politique donne un bien triste spectacle. Je sais ce que tu vas répondre. Je t’entends déjà me dire que c’est ce que tu constates tous les jours. Pourtant je persiste à dire que certains jours le spectacle est encore plus affligeant.

Ainsi, cette semaine a été riche en psychodrames qui font vendre du papier bien qu’on en connaisse les tenants, les aboutissants et même l’issue.

Tout d’abord l’affaire concernant Denis Baupin qui n’est pas sans un certain mauvais goût de “déjà vu”. Le scénario est bien connu. On utilise à un instant T ce que tout le microcosme sait déjà pour régler des comptes. Le parti écologiste nous a habitué aux tempêtes dans un dé à coudre d’eau: petites querelles d’égaux, coups bas, désertions massives et j’en passe faute de temps et d’inspiration pour un mouvement qui, davantage qu’un parti politique, est un ramassis de carriéristes à la petite semaine et de politichiens rêvant de gamelle. Les Mamères, Cosse, Duflot et les autres se fichent de l’écologie autant que moi de ma première chemise. Ce qui les réunit, c’est, come je l’ai dit, l’ambition et l’extrémisme de gauche maquillé en vert pour des raisons d’esthétique. Malheureusement, trop d’ambition n’apporte rien de bon lorsqu’il y a trop d’ambitieux. C’est dans ce contexte que les bonnes camarades de Baupin ont fait sortir du caleçon cette lamentable histoire.

Eh bien crois-moi si tu veux belle lectrice, mais j’aurais tendance à me ranger du côté de celui qui est attaqué. Non que j’éprouve une once de sympathie pour le camarade Baupin qui ne vaut pas mieux que son entourage, mais parce que lorsqu’on défend à longueur de journées le mariage entre personnes du même sexe, la théorie du genre ou l’éducation sexuelle dès la maternelle, sans compter la libéralisation de la consommation et de la vente de stupéfiants, il n’est pas étonnant qu’on attire les pervers en tout genre.

Je m’étonne en revanche, non seulement des langues qui se délient fort à propos, mais encore de ce qu’une fois de plus, tout le monde savait plus ou moins et n’a rien dit sur les agissements d’un homme qui durent depuis des années. On a déjà vu cela quelque part non? J’ai même lu quelque part que Cécile Duflot, qui n’est pas à une connerie près, aurait déclaré que l’Assemblée nationale regorgeait de ce type de pervers. Traduction: “je peux balancer moi aussi”. De deux choses l’une: Ou Cécile Duflot n’a rien à dire, (ce qui n’est pas nouveau), ou elle écrit au procureur de la république. Mais nous jouer en permanence du soir au matin les violons du féminisme pour nous dire en filigrane qu’elle a connaissance d’agressions, de femmes agressées et par conséquent d’agresseurs et qu’elle utilisera ces connaissances à des fins politiques à, convenez-en de quoi dégouter.

Désolé de te détromper belle lectrice, mais la défense des femmes victimes d’agression n’est pour ces gens-là que posture politique. Ainsi, le camarade Baupin tire les larmes des yeux de l’électeur avec un discours féministe plus vrai que nature, tout en envoyant à ses collègues du sexe opposé des SMS du style: “j’aimerais te sodomiser”, ou “j’ai envie de voir ton cul”. Au risque de passer pour conservateur, j’avoue ma préférence pour d’autres formes d’amour courtois.

Toujours est-il que comme d’habitude, la montagne accouchera d’une souris, qu’il ne se passera à peu près rien sur le plan judiciaire, les faits étant comme par hasard prescrit et que de surcroît le camarade Baupin à la prose si élégante jouit de l’immunité parlementaire. Vous allez me dire “tout ça pour ça”? Je vous répondrai “hélas oui”.

L’autre psychodrame de la semaine c’est l’usage par le premier franquiste de l’article 49.3 de la constitution pour faire passer une loi dite “loi travail” à peu près vidée de toute sa substance, tant il fallait satisfaire de clients avant les élections. Comme d’habitude le Général Franco de pacotille a dégainé son arme constitutionnelle, comme d’habitude l’opposition a déposé une motion de censure qui sera comme d’habitude rejetée parce que personne n’aurait intérêt à ce que tombe le gouvernement, ce qui entraînerait une dissolution de l’Assemblée nationale par le président de la république et donc une perte sèche d’une année d’indemnités parlementaires pour certains députés en cas de non réélection. tout cela est donc un marché de dupes qui sert à faire croire qu’il se passe quelque chose alors qu’il ne se passe rien.

tu vas me demander lecteur pourquoi j’écris là-dessus si c’est insignifiant? Eh bien parce que je note avec un certain amusement mêlé d’un certain dégout les cris d’orfraie de certains parlant d’acte antidémocratique alors qu’ils n’ont rien dit lorsque le gouvernement s’est assis sur une pétition de plus de 700000 signataires et a fait fi des millions de personnes dans la rue pour s’opposer au mariage dit pour tous. Que ces gens qui fustigent le 49.3 de Valls ne viennent pas se plaindre des méthodes qu’ils ont approuvé hier.

À la vérité, le gouvernement devrait tout simplement soumettre la loi travail au référendum. L’utilisation du 49.3 devrait systématiquement aboutir au référendum où le peuple tranche le désaccord entre le gouvernement et le parlement. Mais ça ce serait démocratique et la démocratie, ça leur fait peur. Alors vous avez dit censure?

Jacques Frantz

4 réflexions au sujet de « CENSURE OU PAS CENSURE? »

  1. Oui, on a déjà vu cela, c’est même juste un peu moins vieux que le monde. Il était une fois une douzaine d’hommes qui vivaient en groupe, ne se quittant pour ainsi dire jamais des yeux ni des oreilles. Ils étaient instruits par un homme qui, parce qu’il se tenait droit comme la justice quand elle veut bien être juste, « tait en butte à l’hostilité générale parce que non seulement ses paroles, mais encore l’exemple de sa vie renvoyait à des gens influents tout ce que probablement, ils n’aimaient tellement pas voir en eux-mêmes qu’ils préféraient en charger les autres. Parmi cette douzaine, il s’en trouvait un qui était le grand argentier du groupe. Or ce type était un voleur pour qui la défense des pauvres n’était qu’un paravent pour cacher ses actes eu conformes à la morale du Maître ainsi que ses ambitions économiques et probablement politiques puisque dans la sympathique équipe, tout le monde croyait dur comme fer que le chef avait l’intention de renverser l’oppresseur et de se poser en roi… il y avait ceux qui voulaient être les ministres numéro un et deux et qui pour cela, ne reculèrent pas devant l’ingénieuse idée de se servir de leur maman pour adresser une « touchante » requête… et donc, il y avait notre grand argentier de service qui, comme le ferait plus tard un personnage campé dans l’une de ses chansons par Charles Aznavour, se voyait déjà en haut de l’affiche… en ministre des Finances… ou plutôt « sinistre » devrais-je dire. Or les ambitions de ces charmants messieurs se cassèrent magistralement la figure, car la royauté du Roi des rois n’était pas de ce monde. Et quelle ne fut pas l’étrange surprise de tout le monde lorsque le voleur dont il est difficile de croire que personne parmi le groupe n’ait pu remarquer qu’il s’en mettait plein les poches vendit le Maître pour…quelques misérables espèces sonnantes et trébuchantes, tout au plus un mois de salaire de l’époque… Alors pour en revenir à notre galant homme bien d’aujourd’hui, en effet, pourquoi aujourd’hui, telle est bien la question !

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