DIX ANS JOUR POUR JOUR, LA SUISSE DISAIT NON AUX MINARETS

DIX ANS JOUR POUR JOUR, LA SUISSE DISAIT NON AUX MINARETS

Voilà dix ans, la démocratie directe mettait une bonne claque aux élites.

Le 29 novembre 2009, le peuple suisse votait “oui” à 57% à l’initiative de l’Union des démocrates du centre (UDC) qui interdisait les minarets sur les bâtiments consacrés au culte musulman en suisse. Rappelons que les sondages qui ne se trompent jamais donnaient le “non” vainqueur à 60%.

Cependant, contrairement à ce qui a été dit, le résultat de 2009 n’a pas été une claque aux adorateurs du bédouin (entendez les Musulmans). La claque magistrale a été envoyée et parfaitement reçue aux adorateurs des adorateurs. Entendez par là ceux qui flattent la communauté musulmane pour avoir leurs voix et les parts de marché qu’elle représente. Ainsi, le Parti Libéral Radical (l’équivalent du parti Les Républicains en France, c’est-à-dire la droite affairiste, se disait catastrophée.

Bien sûr, cette victoire, à la mesure de la question posée, n’était que symbolique. Cela n’a pas empêché quelques années plus tard en Suisse, les mosquées salafistes de prospérer, pas plus que les départs en Syrie, ou le refus de serrer la main des femmes dans les lycées. En revanche, ce vote a démontré s’il en était besoin que la population était capable à l’occasion de ne pas céder à la propagande intensive (et Dieu ou plutôt Allah sait combien elle l’a été).

Curieusement, c’est la gauche qui a su retenir les meilleures leçons du vote de 2009. En effet, une initiative pour interdire le port de la burka dans les lieux publics devrait voir prochainement le jour. Or la gauche suisse, qui comprend dans ses rangs un certains nombre de femmes et d’hommes pragmatiques, a compris que ses électeurs pouvaient exiger très occasionnellement une certaine cohérence. Par conséquent, une partie de la gauche appellera à voter “oui” à une initiative qui n’interdit rien de moins que d’emballer des femmes volontaires ou non dans de la toile de jute noire, y compris par 40 degrés à l’ombre.

On ne le dira jamais assez, mais sans être la panacée, la démocratie directe à un avantage conséquent, à savoir qu’elle conserve une certaine connexion entre la classe politique et la base. La démocratie directe aurait du bon. Mais ça, ce qui lisent ce blog le savent déjà.

Jacques Frantz

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