TRUMP CLINTON, « ON A ENCORE GAGNÉ!!!

TRUMP CLINTON, "ON A ENCORE GAGNÉ!!!

Je suis épaté de voir avec quelle mauvaise foi la junte médiatique triomphe après le dernier débat Trump Clinton. Ce n’est pas pour rien que CNN est surnommée “Clinton Network News” Je pense que cette campagne hors norme restera dans l’histoire des États-unis.

Cette campagne comme je l’ai dit est hors norme. Elle confirme en tous cas la poussée nationaliste dans le monde dit développé. Si l’on regarde tout cela avec un oeil franco-français, on appellera ça la “lepénisation des esprits”. Personnellement je me limiterai à prendre tout ça pour du bon sens. Ce qui est impressionnant à observer, c’est la fracture grandissante entre les réalités des gens et les réalités des gens qui les informent. Alors puisqu’on nous a dit que Clinton allait gagner, nous n’avons aucune raison d’en douter. Cependant, je serais prêt à prendre le risque du pari. J’ai déjà à maintes reprises évoqué les sondages. Les sondages affichent des résultats très optimistes en faveur de la candidate des banques et d’Israël. Or comme chacun sait, les sondages ne se trompent jamais. Ils ne se sont pas trompés sur le résultat du premier tour des élections présidentielles en France en 2002, ils ne se sont pas trompés sur le résultat du référendum sur la constitution européenne de 2005, et, plus près de nous, ils ont vu juste sur les résultats du référendum britannique sur l’Union Européenne. Comme je l’ai dit avec d’autres, les sondages jouent sur la démoralisation des forces adverses. À force de dire “vous allez perdre”, l’effet sur le moral des troupes est dévastateur. Par conséquent, les sondages ne sont pas là pour prédire le résultat, mais pour l’influencer. C’est à la fois détestable e déloyal. C’est dans ce conteste qu’il faut comprendre la réflexion de Trump qui, lorsqu’on lui demande s’il respectera le résultat de l’élection, il répond en substance qu’il analysera les choses le moment venu. En d’autres termes, le candidat Trump se réserve le droit de contester le résultat s’il ne lui convient pas. Si j’en crois les sondages qui voient toujours juste, Trump est appelé à encaisser une cinglante défaite.

Contrairement à la grande presse qui pense bien, j’ai trouvé le débat de bien meilleure tenue que les deux précédents. J’ai trouvé un candidat Trump plus posé, moins brouillon, même si on peut regretter la propension des deux candidats à souvent répondre à côté des questions qu’on leur pose. Je l’ai trouvé de bonne tenue aussi grâce au modérateur. Pourtant, Dieu, qui a bonne mémoire, se souvient que je n’aime pas la chaîne Fox News. La modération a été équilibrée, le journaliste mettant tour à tour chacun des candidats en difficultés. Comme quoi, dès qu’un journaliste fait preuve de professionnalisme, ça paie.

L’entame du débat a surtout été probante. Il a été rappelé que le gagnant devrait nommer un certains nombre de juges à la Cour suprême. Cela a permis de voir immédiatement la fracture sociétale de l’Amérique et, au-delà. Hilary Clinton a d’emblée dit qu’elle nommerait des juges pour protéger les droits des LGBT et du mariage homosexuel. Trump lui, a clairement dit qu’il souhaitait des juges compétents et impartiaux “pro vie” car il ne concevait pas, contrairement à son adversaire, qu’il soit possible qu’un enfant soit extirpé par morceaux de l’utérus de sa mère jusqu’à la veille du terme. La candidate des banques, d’Israël et des backrooms elle, n’y est pas opposée. Le choix, cher lecteur, est extrêmement important car cela va orienter durablement des choix sociétaux pour l’Amérique et pour le monde pour les 25 prochaines années. Il nous faudra donc trembler si Hillary Clinton gagne l’élection.

Je me suis souvent posé la question de savoir pourquoi et surtout comment Trump avait pu gagner la primaire. Trump, a certains égards, peut être comparé au candidat Ron Paul, ce médecin très protectionniste et non interventionniste à l’étranger. À chaque élection où Ron Paul a pointé le bout de son nez, le système médiatique et politique américain a su méthodiquement lui briser les reins. Si bien qu’il n’a jamais fait grande impression dans les primaires. Comment se fait-il dans ces conditions que Trump ait gagné les primaires? Bien sûr nous en sommes réduits aux hypothèses. Cependant on peut raisonnablement penser que le système a voulu utiliser Trump car il était le seul à pouvoir susciter un intérêt dans cette campagne. Aucun autre candidat républicain n’était en mesure de susciter l’enthousiasme. Personne ne se souvient du nom des adversaires du candidat Barack Obama lors des deux précédentes élections tant ces concurrents manquaient de charisme et tant Obama avait un boulevard avec une candidature reposant sur le seul fait qu’il est noir. En permettant à Trump de gagner les primaires, l’intérêt pour la campagne est remonté. En outre, Clinton, une fois élue, sera parfaitement docile tant sa dette électorale sera énorme.

Pourtant, je pense que les jeux ne sont pas faits. Même si la démocratie américaine laisse à désirer, même si l’élection n’est pas équitable, je suis absolument certain que le monde n’est pas à l’abri d’une surprise.

D’abord, les sondages peuvent se tromper.
Ensuite les médias en font vraiment beaucoup trop pour se rassurer.
Enfin, la fracture entre les deux candidats et entre les deux Amériques est énorme.

Je ne suis pas certain que l’Amérique ait envie de revoir la clique des Clinton aux affaires. On parle beaucoup des scandales sexuels de Trump, mais on oublie bien vite que le Président Clinton a fait l’objet d’une procédure de destitution à cause d’une affaire similaire. Je ne suis pas certain que l’Amérique ait oublié les immenses scandales de corruption, les divers conflits d’intérêts, jusqu’aux grâces accordées moyennant finances juste avant de quitter le bureau ovale pour la passation de pouvoir à son successeur. Je ne crois pas que l’Amérique ait oublié que le Président Obama a dû changer de Secrétaire d’État tant la Clinton a exercé ses fonctions de façon désastreuse.

À titre personnel, vous l’aurez compris, ce n’est pas de Trump dont j’ai peur, mais de la dynastie de voyous qui nous promet à nous, européens, des lendemains qui déchanteront.

Et puis, ce serait un tel bonheur de voir la tronche des larves de BFM annoncer une énorme surprise. alors haut les coeurs! Et souvenons-nous de la phrase de Clemenceau, le désespoir est une sottise en politique.

Jacques Frantz

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