La discrimination positive, ça reste de la discrimination

La discrimination positive, cela reste de la discrimination.
Dans un précédent article je m’en prenais à une décision que le Président le plus incompétent de la Ve république serait sur le point de prendre, à savoir la nomination de Mamadoc (Christiane Taubira) à la présidence du conseil constitutionnel.
La chipie, qui ne dit pas que des bêtises, (elle en écrit aussi), me répond dans un tweet qu’il s’agit là d’une mesure positive puisque le Conseil Constitutionnel serait dirigé par une femme.
Franchement il y a quelque chose qui m’échappe. En quoi nommer une femme plutôt qu’un homme serait positif? En l’espèce, au-delà de tout ce qu’on peut penser de Christiane taubira (j’ai pour ma part du mal à cacher que je n’en pense pas beaucoup de bien), elle n’a pas les compétences requises. Si on voulait respecter l’esprit voulu par les pères de la Constitution de la Ve république, il faudrait que le conseil soit constitué de juristes compétents en droit constitutionnel disposant de la distance et du recul nécessaires pour rendre des avis non à l’aune de la politique, mais à celle de la lettre de la Constitution. Autrement dit, le Conseil a pour rôle de valider ou non des textes élaborés par le pouvoir politique au regard de la compatibilité avec notre constitution. Si sont nommées au Conseil des personnalités ne devant leur carrière qu’à leurs appartenances politiques, c’est la fonction et la nature de cette instance qui sont dévoyées. Le Conseil ne rendra plus, contrairement à ce pour quoi il existe, des décisions juridiques de haut niveau, mais des décisions politiques d’un niveau de cul de basse-fosse. Vous me direz, la nomination de Mamadoc ne serait pas la première nomination politique et seulement politique au Conseil Constitutionnel. Qu’importe! Ce n’est pas parce qu’une mauvaise habitude s’est établie qu’il faut cesser de la dénoncer.
En outre, si François Hollande n’est pas réélu en 2017 il pourra siéger de droit au Conseil Constitutionnel en sa qualité d’ancien président de la république. Imaginez-vous avec Pépère et Mamadoc au Palais royal, il y a fort à craindre que le Conseil Constitutionnel devienne exclusivement un instrument de manoeuvres politiciennes au lieu d’une instance de sages qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être.
Je suis également interpelé sur la question de la discrimination positive. On notera d’abord que la discrimination positive reste une discrimination. Or qu’on me pardonne ma naïveté, mais je croyais que la gauche luttait contre les discriminations. À moins que la gauche ne lutte que contre les discriminations dont elle n’est pas à l’origine. Cela dit par parenthèse, ça ne m’étonnerait pas. Cela dit la discrimination positive reste un danger. elle demeure un produit toxique qui nous vient du monde anglo-saxon qui, après avoir exterminé tout ce qu’il pouvait d’indigènes vient nous donner des leçons. Rien ne justifie qu’une femme soit préférée à un homme juste parce que c’est une femme. Seule une compétence doit être préférée. La discrimination positive est aussi dangereuse car elle pénalise deux fois ceux qui souffrent de discrimination au quotidien et qui échappent au cadre couvert par cette mesure.
Voici un exemple:
Je connais le cas d’une personne handicapée qui s’est portée candidate à un poste de cadre. dans une organisation internationale. Comme chacun sait, l’emploi des personnes handicapées reste un problème très aigu en 2015. Très souvent les candidatures sont rejetées sans même être examinées. En l’occurrence, une candidature féminine lui a été préférée au seul motif qu’il fallait favoriser une femme. Le candidat handicapé était parvenu malgré toutes les difficultés supplémentaires à se qualifier. Il n’en a pas moins été rejeté au seul motif que ce n’était pas une femme. Pour la petite histoire, la candidate retenue n’a pas donné satisfaction. Vous me direz qu’il suffirait de faire entrer le handicap dans le champ de la discrimination positive. Les pays où cela se fait connaissent un échec cuisant.
Le nombre d’employés handicapés reste très faible et trop nombreux sont ceux qui occupent de véritables postes fictifs.
La discrimination n’a donc rien de positif. Le choix doit donc reposer sur la seule compétence. Et de compétences, taubira n’en a pas.
J’ai bau réfléchir, je ne comprends donc pas la signification de ce tweet. À moins qu’il n’ait été rédigé antérieurement à toute réflexion.
Jacques Frantz

3 réflexions au sujet de « La discrimination positive, ça reste de la discrimination »

  1. Il vaudra toujours mieux un homme compétent et à la conscience droite qu’une femme dont les idées et les actes n’ont de cesse de déshonorer la gent féminine et de desservir sa cause. Qu’on se le dise.

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