Les instituts de sondages sont comme les météorologues qui prévoient le temps qui va faire avant-hier.

Je prévois le temps qui va faire avant-hier, j’ai toujours raison, je n’ai que de bonnes excuses quand je me plante, je suis…
vous l’avez deviné, je suis un institut de sondage!

Je crois qu’on a assisté au plus beau plantage des instituts de sondage depuis ce 21 avril 2002 où Jean-Marie Le Pen soufflait la place au deuxième tour des élections présidentielles françaises à Lionel Jospin.

Je crois l’avoir déjà dit, mais voir la tronche médusée de ces gros porcs de socialistes était un bonheur inoubliable. Voir les observateurs politiques, les clients des sondeurs et les sondeurs eux-mêmes englués dans leurs certitudes tout à coup vacillantes comme une mouche sur un papier tue-mouche était aussi une jubilation.

Le principal enseignement qu’on peut tirer du résultat des élections en Grande-Bretagne c’est que les instituts de sondages se sont encore lamentablement plantés. Is se sont plantés comme le 21 avril 2002 en France, et ils se sont plantés comme le 9 février 2014 en Suisse. Nul ne saura jamais s’il s’agit d’une erreur ou d’un effet de propagande.

En effet, je me suis toujours posé la question de savoir si les instituts de sondages voyaient juste et mentaient délibérément pour influer sur le résultat, ou si leurs algorithmes savants vendus à prix d’or étaient aussi peu fiables qu’onéreux.

Pour ce qui est du 21 avril 2002, je dois dire que j’ai ma petite idée. Je pense que les sondeurs avaient vu juste ou en tous cas avaient vu un écart bien plus serré qu’ils ne l’ont dit entre Lionel Jospin et Jean-Marie Le Pn. Seulement voilà, le dire aurait très probablement stimulé le vote en faveur de ce dernier. D’un côté nous avions un Jospin usé par 5 ans de pouvoir et de l’autre nous avions un véritable opposant sur la pente ascendante. On connaît la suite.

L’autre enseignement à tirer, c’est le rejet massif de l’Union soviétoïde de Bruxelles qui est en train d’asseoir sa dictature en col blanc à coups d’OGM et de traité transatlantique. Ce vote est une claque à la figure de ce petit potentat luxembourgeois qui n’est aux affaires que parce qu’il est un voyou. Alors même si les Britanniques risquent de déchanter, le référendum promis n’étant pas près d’être organisé (les promesses électorales n’engagent que ceux qui les écoutent), le “non” est en train de se décliner dans toutes les langues européennes. D’Athènes à Londres, en passant par Edimbourg, non c’est non!

Alors François Hollande est prévenu il faut qu’il dégage!

Jacques Frantz

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