Le renoncement est-il une victoire?

Le retrait temporaire du projet de loi sur la famille est-il une victoire?

Nous avons appris à l’heure du steak-frittes et avec un certain soulagement que le gouvernement bien plus soucieux de servir les lobbies que le pays a renoncé (certains disent reculé) à son projet de loi sur la famille. Ce projet de loi aurait eu pour but d’affaiblir voire de détruire la famille traditionnelle comme noyau de la société. Détruire ce qui est le point de départ d’une société équilibrée, forte et solide.

Faut-il se réjouir de ce qui s’apparente à un recul?
En tout état de cause, il est réjouissant de voir que Monsieur bricolage a compris qu’il était plus prudent de sortir à reculons des backrooms dont il est l’esclave consentant.
Pour autant, il serait hasardeux de parler de renoncement. Ce gouvernement n’est là que pour appliquer une feuille de route mondialiste qui, comme le reste, le dépasse. Renoncer à cette feuille de route, ce serait renoncer à l’essence même de son mandat. Il faudrait être bien naïf pour croire le contraire. Cela dit, entendre la colère, même feinte, des invertis avait quelque chose de jubilatoire. La cage aux folles avait un air de dindes angoissées à l’approche de Noël. Vous me direz c’est peu, mais en période de vaches maigres, il faut savoir se contenter d’un petit rien. Pourtant ce petit rien a été obtenu au prix d’efforts extraordinaires, sans précédent. On rappellera au passage les marches de 2012 et 2013 qui ont vu plus d’un million et demi de personnes dans les rues; on n’oubliera pas non plus l’effort de Béatrice Bourges qui vient de conclure un jeûne d’une semaine qui force le respect.
Cependant il ne faut pas se leurrer. Cet apparent recul du gouvernement n’est qu’une mesure malhonnête supplémentaire pour contenir la protestation. Après les intimidations, les manipulations et la répression, le gouvernement nous joue le jeu de la feinte renonciation.
Néanmoins, force est de constater que les lignes bougent. Par sa non mesure, le gouvernement entérine le fait que le bruit de la rue parvient jusqu’aux oreilles de l’Élysée. Ce bruit, ni les plus odieuses manipulations, ni même le bruit du moteur du scooter présidentiel avec le casque ne parviennent à l’étouffer. En renonçant même temporairement, le président montre que ces bruits le gênent.

Attention cependant. Ce pouvoir est pervers. Il fait semblant de renoncer comme les chars soviétiques ont fait semblant de quitter Prague en 68. Ce gouvernement joue le faux apaisement en cachant ses intentions. Ainsi, Peillon a osé dire qu’il n’était pas dans les intentions du ministère d’introduire la théorie du genre à l’école. Toute la perversité du diable consiste à faire oublier jusqu’à son existence.

Qu’on ne s’y trompe pas. Le pouvoir feint de faiblir pour affaiblir. La protestation de la cage aux folles n’est que gloussements de façade. Ils jouent le jeu et ne croient pas un seul instant que celui qui leur doit tant oserait renoncer à ce pourquoi il a été élu. Mais comme on l’a dit, le pouvoir est gêné. Le pouvoir est gêné car cette protestation dure. Le pouvoir est gêné car cette protestation ne faiblit pas. Pour qu’elle s’arrête, il n’est qu’une solution: « Hollande dégage ».

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