FAUT-IL PLEURER HIGELIN?

FAUT-IL PLEURER HIGELIN?

Higelin, c’est l’histoire d’une bête de scène que j’ai vu trois fois en concert. Un musicien exceptionnel et un improvisateur génial. Malheureusement Higelin est aussi très étroitement lié à l’histoire de la gauche version génération Mitterrand. J’avoue que c’est là que le bât blesse. J’ai tendance à me poser la question de savoir pourquoi les artistes ont besoin de se fourvoyer complaisamment en politique. Vous me direz qu’on a su les récupérer. Tout de même, personne n’est obligé. L’image de l’homme de spectacle hors du commun a été trop souvent ternie par un engagement résolument contre la France.

Il est dommage qu’un tel artiste se soit fourvoyé dans un engagement pour l’invasion migratoire et le droit opposable au logement. Ainsi, ceux qui partent huit jours en vacances et retrouvent leur logement occupé qu’ils mettent ensuite trois ans à récupérer apprécieront. Le droit opposable au logement c’est la légalisation de l’atteinte à la propriété privée. Je me rappelle de cette phrase prononcée par Higelin lors de sa courageuse participation aux manifestations de l’entre deux tours de l’élection présidentielle de 2002 qui opposait Chirac à Le Pen, “personne ne veut que l’extrême droite soit influente.” Personne? Vraiment? On peut se demander dans quel monde ces gens vivent. Ce qu’on appelle abusivement l’extrême droite représente des millions d’électeurs qui travaillent dur pour payer les associations subventionnées et le régime des intermittents. On est en droit de se demander dans quel monde ces gens vivent.

Alors bien sûr j’ai pour habitude de respecter celui qui comparaît devant le père. Espérons que les poèmes sataniques dont s’est nourri Higelin ne pèseront pas trop lourd à l’heure de vérité. Mais cela ne nous appartient pas.

Jacques Frantz