Une histoire de château

J’achève mes vacances sur la côte basque et je voulais, avant de quitter ce beau pays où on est si bien accueilli, vous présenter le lieu où nous avons pu nous ressourcer avant de repartir vers nos pénates.
Il s’agit d’un château qui, (en partie au moins) pour faire face aux frais considérables d’entretien, offre une prestation hôtelière d’excellente qualité.
Lorsque vous arrivez, c’est le maître des lieux qui vient vous accueillir. Il vous présente par une petite visite, cette superbe bâtisse dont les plus vieilles pierres datent de 1341 et qui appartient à la même famille depuis 24 générations.
La demeure est non seulement belle, mais elle est accueillante et confortable. Je ne parle pas des somptueuses tables à l’entour où le pays offre le meilleur de sa cuisine de la terre et de la mer.
Alors que je menais très provisoirement la vie de château, je me suis dit que l’histoire de ces pierres et de cette famille qui les tient debout contre vents et marées depuis 24 générations, comme je l’ai dit, avait de quoi nous interpeler:
Cette famille, qui se bat pour son patrimoine, qui s’implique dans la vie de sa commune, de sa paroisse et de sa terre n’est-elle pas l’une des meilleures réponses à ceux qui veulent détruire notre société par la dénaturation du mariage, le reniement de nos valeurs et traditions les plus chères et la substitution de populations?
J’ai compris en tous cas une chose: 24 générations ont maintenu debout ces murs. Dieu sait ce que ces murs ont vu comme tribulations, changements de régimes et batailles en tout genre. IL m’est soudain venu une idée. Et si le projet mortiphère et destructeur de décomposition et recomposition des familles, de destruction systématique et méthodique de ce socle de valeurs communes qui nous a permis d’être ce que nous sommes, si ce projet venait s’écraser comme un fruit pourri avant que d’être mûr sur les remparts des bâtisses comme le château d’Urtubie!
Alors permettez-moi de rentrer chez moi avec l’espoir que ce grand Dieu qui a permis à ces murs de demeurer jusqu’à nous aux mains d’une seule famille permettra à notre beau pays de rester debout.
Dieu veille sur les pierres du château d’Urtubie, sur le maître des lieux, sur les siens et sur ceux qui, venant du monde entier y séjournent.
Pour en savoir plus c’est ici:
http://www.chateaudurtubie.fr/fr/

Nicolas est libre, et c’est tant mieux.

La cour d’appel a donc partiellement désavoué les juges de première instance dans l’affaire de ce jeune homme condamné pour la défense d’idées qui déplaisent au pouvoir de gauche. La cour a reconnu le caractère disproportionné de la mesure d’incarcération avec mandat de dépôt prononcée en première instance et qui a tant scandalisé l’opinion.
D’où je me trouve, je n’ai pu que me fier aux comptes-rendus sur twitter qui nous ont permis de suivre les débats quasiment minute par minute. Enfin quand je parle de compte-rendu, s’agissant de celui qui se fait appeler Maître Eolas sur twitter, c’est très exagéré. En réalité, ce n’était pas un compte-rendu de l’audience, mais un compte-rendu de ce qu’il en pensait, et plus précisément de ce qu’il pensait de Nicolas. C’est curieux car je savais que ce personnage était de gauche, mais on le disait honnête, lui accordant un certain crédit au-delà de sa tendance politique.Or non seulement il est malhonnête, au service de la seule idéologie, mais en outre, il est mauvais. J’y reviendrai.
Donc Nicolas est libre. Certes, il n’est pas relaxé. La cour confirme partiellement la condamnation. Ben oui tout de même la justice reste politique. Et puis, si on en croit Maître Eolas, Nicolas a été insolent. Ben voyons!
Je signale à maître machin que l’insolence n’est pas un délit. J’aurais tendance, mais cela reste une opinion personnelle, à penser qu’il arrive que ce soit un devoir. En outre, on peut se poser la question de savoir dans quel monde vit cet avocat. Je pense que dans toutes les juridictions pénales où il passe il ne voit que des racailles qui ont la bouche pleine de politesses, de « bonjour Monsieur le juge », de « plaît-il Monsieur le procureur », ou de « j’implore la clémence du jury ». Faudrait arrêter deux minutes de prendre les gens pour des imbéciles. Je crois que nous, gens de droite, vous avons trop mal habitués en demeurant bien élevés contre vents et marées. Un garçon plein de fougue, arrêté et séquestré abusivement par le système a le droit et même le devoir d’insolence. Je le répète, dans son cas, l’insolence est un devoir. Après tout Omar bongo ne se gênait pas pour téléphoner à Chirac pour lui dire, « Jacques, tes petits juges m’emmerdent ». Donc pas la peine cher maître de jouer les vierges effarouchées juste pour démontrer une seule chose, que Nicolas est un sale type et que ce qui lui arrive est bien fait. Même la cour ne vous a pas donné raison.
Si les faits n’étaient pas si graves on pourrait en rire car il est drôle de voir le zèle de tous ces gens de gauche qui se découvrent un amour immodéré pour la police, pour la répression et pour la sévérité de la justice.
J’ajoute en conclusion que non seulement Maître machin est malhonnête, mais en plus, comme je l’ai dit plus haut, il est mauvais. En effet, il écrivait sur son blog après une démonstration spécieuse justifiant la mesure répressive contre Nicolas,que selon lui, le garçon avait intérêt à ne pas faire appel et attendre sa libération anticipée pouvant intervenir dès le 2 août. Si Nicolas l’avait écouté, il dormirait ce soir en prison. Je comprends dès lors beaucoup mieux pourquoi Maître Eolas se réfugie derrière un courageux anonymat.
Perso, si je me retrouve, chose qui n’est pas improbable, gardé à vue par le bras armé de Taubira et Hollande et si, on commet d’office ce genre d’individu, je serais contraint, en langage juridique, de le récuser. En langage gaullois que j’espère ne renierait pas mon bon Serge, je serais dans l’obligation de lui botter le cul.
Ce qui est sûr, c’est qu’avec un avocat comme ça pas besoin de procureur!
Jacques Frantz

Vous avez dit sans frontières?

Figurez-vous que je suis en vacances en France. Par prudence, et comme je me sais dans une dictature socialiste, je me suis installé pour quelques jours tout près d’une frontière. En fait, les frontières ne sont plus vraiment ce qu’elles étaient. On vit dans le « sans frontières », je dirais même dans le « sans limites ».
contrairement à la tendance générale qui consiste à tomber en pâmoison devant tout ce qui est « sans frontières », j’aurais tendance à me méfier des « Médecins sans frontières », « reporters sans frontières » et autres « éducation sans frontières », j’en passe et des pires.
Même si j’ai beaucoup d’admiration pour Robert Ménard, je vous l’avoue, je suis un nostalgique de la frontière. Aujourd’hui, en Europe, on se retrouve dans un autre pays sans même s’en apercevoir. On baisse sa vitre pour demander son chemin, et on se rend compte qu’on n’est plus compris dans sa langue parce qu’on a changé de pays. Pourtant, moi je trouvais bien la frontière. La frontière cela voulait dire qu’à partir de là, on était ailleurs. On était à l' »étranger ». On entrait dans ce qu’on était venu découvrir.
Je me souviens de la première fois où nous sommes partis en vacances à l’étranger. C’était avec mes grands-parents. Nous étions partis en Espagne. A l’approche de la frontière, on ne parlait plus qu’à voix basse dans la voiture. Devant le regard sévère de l’officier chargé du contrôle des papiers on retenait notre souffle. C’était le mystère de ce qu’on allait trouver de l’autre côté. Le mystère était du reste souvent déçu car immédiatement de l’autre côté le paysage ressemblait à s’y méprendre à ce qu’on venait de quitter. Mais bon! on était « ailleurs » on changeait de langue, on changeait de monnaie et à nous le dépaysement et la découverte.
Le processus inverse avait lieu au retour. En repassant la frontière dans l’autre sens, c’était le retour, la fin des vacances, le bercail avec ses souvenirs et sa mélancolie.
Aujourd’hui c’est terminé. comme je l’ai dit, vous vous retrouvez sur une route à rouler à vive allure et vous voilà à ‘étranger sans crier gare. Tout est plus ou moins pareil. Fini le « passage de l’autre côté ». Pour le côté exotique, il faudra repasser. Je me suis vu devoir demander sur une ère d’autoroute si nous étions encore en France ou déjà en Espagne.
Cela dit qu’on se rassure. Les instances nationales et supra nationales savent très bien rétablir des frontières quand ça les arrange. On sait très bien vous faire savoir quand des frais s’appliquent sur un produit acheté d’un côté de la frontière et consommé de l’autre.
Les réseaux de téléphonie mobile connaissent très bien les frontières. Votre forfait illimité de ceci ou de cela connait en revanche très bien les limites territoriales.
Bref, nos dirigeants cosmopolites savent très bien s’accommoder des frontières quand ça les arrange. Ils savent les supprimer pour nous priver de nos racines et de notre histoire, mais ils savent aussi les conserver quand il s’agit de nous pomper du fric!